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  • : Le blog de Pradoline
  • : Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie. Des mots déclinés en nouvelles, textes courts, fulgures.
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Salon du livre de Paris 2009


À l’occasion du Salon du Livre de Paris 2009,
j'ai dédicacé 

« Couleur Pradoline »


le 17 mars sur le stand d'Edilivre

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Pradoline ?

 

Oui, Pradoline ! Le surnom sucré de l'enfant qui sommeille toujours en moi. En réalité, « je m’appelle Michèle… », le plus souvent tronqué en Mimi. Comme dans la chanson, je vis dans le Sud de la France où le soleil flirte avec les anges.  

J'ai passé une grande partie de mon existence à plancher sur des problèmes en « -ique » (physique, électronique, informatique...). Je vous fais grâce des cantiques et de leur délicate mécanique. Puis, à l’heure où blanchissent les cheveux… non, je plaisante ! J’avais quarante et quelques poussières d’années quand j’ai rencontré le monde des « -ure ». Passionnée de lecture et surtout d'écriture (diariste de longue date), miniatures, couture, peinture et tutti quanture… j'ai enfin osé révéler mes écrits aux autres en juillet 2005.  

Depuis, l'écriture est ma fidèle compagne, à la fois capricieuse, tyrannique mais tellement génératrice de plaisir(s) !... N'hésitez pas à découvrir et peut-être vous perdre dans l'univers à la fois sage et farfelu d'une « Pradoline-Mimi-Brin de Mot » aux multiples facettes...

***

Mes publications chez Edilivre
:
 

Deux romans : « Couleur Pradoline » et « Autant en emporte le temps... » 
 
Un recueil de nouvelles et textes courts : « La vie est un conte de fées, par... fois ! »

Un recueil de fulgures : « Fulgurumelles en Cathy-Mimi »écrit en collaboration avec Cathy Peintre.


Cliquer sur les couvertures pour en savoir davantage...


                    

Lundi 22 juin 2009

Sublime chanson découverte un dimanche matin, à l’aube d’une nouvelle vie… peut-être !

(http://www.youtube.com/watch?v=T7PX3E_-rwk)

 

Les paroles coulent peu à peu à travers le voile sensuel d’un filet de voix. Un subtil mélange d’espoir et de nostalgie s’est insinué pour devenir obsession. Carla a dérangé les pierres de mon cœur, trop sec, depuis si longtemps. La mélodie s’incruste tel un diamant qui irise ma peau de minuscules frissons. Bien sûr, je pense à lui. Lui dont je ne sais rien ou si peu. Dans mon sommeil, un rêve. Son corps m’a enrobée. Je me suis échouée tendrement dans une vague de plaisirs indicibles. Réminiscences… Déjà le visage de mes nuits a changé…  

 

« Caresser l’inconnu, faire la peau à son mystère… ». Le quotidien peut-il encore se feuilleter sur un tempo moins étriqué ? Les nuages cotonnent le ciel d’un lundi différent des autres. Les émotions voyagent entre un esprit chaviré et des doigts balbutiants. Je voudrais lui écrire. Lui dire… qu’il a une place privilégiée dans ma vie où les jours ont des allures de yoyo déserté d’amour. Acceptera t-il la douce offrande de mon amitié amoureuse ? Comment l’accueillera t-il ? Est-ce si important après tout ? J’ai envie de suivre mon instinct…

 

À toi qui cultives une singulière relation virtuelle. Toi, mon oasis secrète, je t’offre ces quelques mots. Juste pour le plaisir de partager… « Je veux retrouver mon double… Et le temps j’en fais mon affaire… ». 

 

À toi…

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
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Samedi 6 juin 2009


Vous me croyez bègue ? Meuh non… Juste un peu bébé… mais pas vraiment bébête. Évidemment, ce n’est qu’un titre incongru comme je les affectionne. Préambule croustillant (et je l’espère fondant) aux « jeux-de-mots-clin-d’œil » que je vous offre pour mes cinquante-quatre printemps…

 

6 juin 55… A 11 ans près j’aurais pu débarquer en Normandie. Mais ma douce Maman a préféré une petite ville au Nord-Est de l’Algérie pour me donner la vie en ce jour de délivrance, ô combien symbolique. Pour fêter dignement l’évènement (il s’agit bien d’un évènement puisque même le Président Obama fait le déplacement), je vous invite chez moi, dans mon château de princesse, au cœur de la belle Provence pour une saké soirée, sur fond de rap qui ne dérape pas.

 

Je vous ai concocté un cocktail de « mets-mots » explosifs, glanés au fil d’une fantaisie, jalousée par les plus grands maîtres queux. Un menu sans engarafatude, embrésinude, rabiscouludes ni salamalecudes (en clair sans chichis ni accrochage au fond des casseroles) vous (ac-)cueillera au bord d’une jolie table nappée de lin blanc, brodée de coccinelles dorées à pois roses. Vous allez déguster (non le mot n’est pas abusif !) :  

 

-         des tartines-blocks (pour démarrer) poire-roquefort,

-         un quignon de concombre (avec ou sans masque, au choix),

-         un œuf de trèfle à quatre feuilles (ça porte bonheur),

-         des crevettes sucrées (vous n’aimez pas ? Ça tombe bien, moi non plus, mais la répétition du son « cr » me plaît),

-         des bourgettes (boulettes un peu courgettes) de veau accompagnées de petits pois mange-rien (parce que je le vaux bien - elle est facile - et que ça me ressemble de ne pas manger grand-chose),

-         une tare aux figues (je voulais écrire « tarte » mais en chatouillant le clavier émoussé, j’ai zappé le « t »),

-         Le tout arrosé de beurre dans le pinard… euh, je veux dire de bulles de satin couleur champagne.

 

Mais déjà les 1500 ingrédients menacent d’exploser dans le robot à mots. Il est temps de vous quitter. N’oubliez pas, je vous attends à 21 heures et des brouettes…  

 




      

Par Mimi - Communauté : La gazette des blogs
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Lundi 1 juin 2009

 

Jeu d’écriture (numéro 40) sur Maux d’auteur (http://forum.aceboard.net/i-7663.htm) :

 

Écrire un texte avec les contraintes suivantes :

- Lieu : un wagon d'une rame de métro.

- les mots suivants doivent être intégrés dans le texte : fée - capuche - songe - polymorphe - mésange

 

 

 

Dans la chaleur moite de la foule compacte, je tressautais depuis plus de dix minutes au rythme saccadé et lancinant du métro. Debout, main droite chevillée à la poignée métallique d’un siège, j’étais parvenu à un équilibre résistant à toute secousse aléatoire. J’enrageais d’avoir été retardé par mon patron, vampire perpétuellement insatisfait et assoiffé de rendement. « Vous pouvez bien rester un peu plus, Fausto ? »… Pfff ! Impossible de refuser. Évidemment, dans le sablier d’une vie, une heure ne représente pas grand-chose. Mais ce soir-là, ce fut le grain de sable qui enraya un rituel bien huilé et je l’ignorais encore, toute mon existence…

 

Muré dans un silence boudeur, j’entendais sans l’écouter le babillage des usagers autour de moi et fixais d’un regard absent, le bout de la rame où tanguait une publicité vantant les prestations d’une agence de voyages. Les destinations paradisiaques proposées paraissaient si loin du quai de la station « Bir Hakeim » où la ligne six ouvrait ses portes. À cet instant, d’étonnantes pensées s’alanguirent derrière mes paupières alourdies de fatigue. À des années-lumière du wagon bondé, mon esprit embarqué dans un songe éveillé, me transporta, l’ombre de quelques secondes, vers une contrée enrobée du parfum magique des contes de fées. Mon corps, débarrassé de toute entrave y sautillait tel un merle dans le feuillage d’un cerisier gorgé de fruits. Je baignais dans une douceur sucrée lorsqu’une mésange au plumage irisé d’azur effleura mon cou. Bercé par son chant harmonieux, je me délectais de ses câlineries duveteuses lorsque la caresse se mua en étreinte douloureuse. « Aïe ! », criai-je en rouvrant les yeux. Face à moi, le gamin au look loulou qui venait de m’écraser les orteils, me narguait de son sourire espiègle. Désarçonné, je répondis d’un rictus contrit. Sans un mot d’excuse, le garnement se retourna, remonta la capuche de son sweater noir, barré d’un incandescent « Devil for Ever », avant de disparaître dans la nuée des voyageurs.   

 

Le rêve impromptu interrompu, mes iris encore embrumés se noyèrent dans la marée d’humanité polymorphe qui ondulait dans ce wagon aux allures de Tour de Babel roulante. À cet instant précis, je la remarquai. Silhouette fragile, lovée sur le flanc d’un strapontin, une jeune femme, drapée d’une pèlerine marine auréolée d’un boa de plumes céruléennes, me regardait avec insistance. Cheveux clairs, regard mystérieux, lèvres envoûtantes… elle ressemblait de façon saisissante à un ange bleu. La réalité avait-elle rejoint mon rêve ?

 

Aussitôt, je résolus de l’aborder. Timidité arc-boutée dans un recoin de ma nature réservée, je m’approchai de la sylphide et engageai la conversation sur un ridicule : « On ne s’est pas déjà vus quelque part ? ». En guise de réponse, un éclat de rire cristallin fusa de sa bouche pulpeuse que nul, hormis moi, ne sembla avoir entendu. La cape en guise de paravent, l’ange disparut fugacement pour réapparaître sous les traits du loubard narquois. Puis, à une vitesse vertigineuse, Dracula et Méphisto se succédèrent devant mes yeux ébahis. Fasciné par ce que j’imaginais être un génial transformiste, j’acceptai sans hésitation de descendre avec l’étrange personnage à « Denfert ».  

 

Depuis ce maudit jour, je vis avec… le Diable.

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture - Communauté : La gazette des blogs
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Samedi 16 mai 2009

Musique sans réelle originalité. Seules les paroles me transportent. Loin. Très loin… Trop loin ?

(http://www.youtube.com/watch?v=dxbuLUZO2pg&feature=related)

 

Dans le sablier, de minuscules graines de larmes coulent…

 

Les mots me bercent parfois sur leurs ailes irisées, l’ombre de quelques minutes. Ils ne sont pourtant que des ersatz dans une vie où manque une dimension essentielle. Je ne tourne pas vraiment rond, je sais. Sur les arêtes de mon losange aplati, sans ange ni mésange, je mouline parfois dans un vide empli de ratés mixés en ratatouille. Y a t’il quelque part un docteur pour réparer un cœur gorgé d’aridité ?

 

Dans le sablier, de minuscules grains de vie s’écoulent…

 

Je t’imagine. Là, à côté de moi… Tu sirotes un Gini. Avec la douceur duveteuse d’un papillon, ta main enrobe la mienne. Délicatement, tes lèvres goûtent le sucre de ma bouche, éphémèrement tatouée d’un parfum de vanille. Au hasard des ondulations de mes boucles s’insinuent tes caresses voluptueuses sur mon cou…  Il y a si longtemps que mon corps en est privé. Imperceptiblement naît le désir. Lui aussi était relégué aux abonnés absents depuis… depuis ? Je ne m’en souviens plus tant les années ont défilé sans cette fabuleuse étincelle qui illumine l’intérieur. Lovée au creux de tes bras, je suis si bien. Dans un rai de lumière, tu me dis que je suis belle… Je soupire. Les émotions se bousculent. Je ferme les yeux… Mes pensées s’envolent vers toi.

 

Dans le sablier, de minuscules grains d’amour s’enroulent…
Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
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Jeudi 14 mai 2009

Il était une fois… une graine de courge miniature, prénommée Courgiotte…

 

La pauvrette était si pâle et chétive que la méchante fée Cabosse, chargée de veiller sur les bébés citrouilles l’avait reléguée dans un recoin de son potager magique. Tandis que les autres cucurbitacées, destinées à éclairer de leurs sourires édentés les lointaines fêtes d’Halloween, se repaissaient d’eau et d’engrais, délicieusement parfumés à la cannelle, la petiote se desséchait chaque jour davantage. À l’orée du printemps, elle faillit même être croquée par une malicieuse limace un peu myope, échappée du carré voisin où croissaient feuilles de chênes, romaines, laitues et ne dut son salut qu’à la bravoure d’un chevalier, revêtu d’un costume vert luisant. Ce jour-là, Zuccho, le concombre masqué, se présenta juste à temps pour choir sur le prédateur gluant.

 

Reconnaissante, Courgiotte, lui adressa son plus beau sourire. Inévitablement, Zuccho tomba éperdument amoureux de l’adorable petiote. Leurs épousailles furent célébrées dans une liesse potagère, au cours du joli mois de mai. Tomates cerise, radis, artichauts, aubergines, poivrons et… courgettes trompette furent invités à danser et chanter à tue-graine jusqu’au bout d’une nuit de pleine lune…

 

Depuis, on chuchote dans les chaumières que Courgiotte et Zuccho ont crû et se sont multipliés… au grand dam de Cabosse dont le jardin, envahi de cornichons parfumés au jasmin, a perdu toute vertu magique…

 

Toute ressemblance avec une histoire ayant existé dans un archaïque paradis d’enfer, est totalement fortuite…

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
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