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  • : Le blog de Pradoline
  • : Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie. Des mots déclinés en nouvelles, textes courts, fulgures.
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Pradoline ?

 

Oui, Pradoline ! Le surnom sucré de l'enfant qui sommeille toujours en moi. En réalité, « je m’appelle Michèle… », le plus souvent tronqué en Mimi. Comme dans la chanson, je vis dans le Sud de la France où le soleil flirte avec les anges.  

J'ai passé une grande partie de mon existence à plancher sur des problèmes en « -ique » (physique, électronique, informatique...). Je vous fais grâce des cantiques et de leur délicate mécanique. Puis, à l’heure où blanchissent les cheveux… non, je plaisante ! J’avais quarante et quelques poussières d’années quand j’ai rencontré le monde des « -ure ». Passionnée de lecture et surtout d'écriture (diariste de longue date), miniatures, couture, peinture et tutti quanture… j'ai enfin osé révéler mes écrits aux autres en juillet 2005.  

Depuis, l'écriture est ma fidèle compagne, à la fois capricieuse, tyrannique mais tellement génératrice de plaisir(s) !... N'hésitez pas à découvrir et peut-être vous perdre dans l'univers à la fois sage et farfelu d'une « Pradoline-Mimi-Brin de Mot » aux multiples facettes...     
  

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 16:40

Adèle chante…

Tout mou. Tout doux. Le temps s’étire si froidement.

Besoin d’écrire sur le rien. Ce rien qui crève parfois la carapace forgée pour résister au temps justement.

     

Adèle chante…

Pourtant, les concours de nouvelles ne manquent. Défilé fuligineux de thèmes plus ou moins fumeux. Pas envie. Pas d’idée…

Il faudrait répondre aux mails de ceux qui s’impatientent et s’interrogent face à l’écho silencieux.

Il faudrait aussi structurer la conférence de mars. Au diable les giboulées et même les boulets. Au jeu du chat et de la souris la procrastination gagne toujours.

Si peu envie de parler. Langue lourde. Clavier gourd.  

 

Adèle chante…

Timbre éraillé. Sensualité. Je déraille…

Soudain surgit l’envie d’être moins engourdie.  

Encore et toujours jouer avec et sur les mots. N’est-ce que ça ta vie, Mimi ?

 

Et pendant ce temps-là, Adèle chante…

Par Mimi - Publié dans : Fulgures
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 21:00

 

 

Jeu d’écriture (numéro 66) sur Maux d’auteur (http://mda.xooit.com/index.php)

 

Vous devez impérativement vous rendre à un endroit précis mais vous ignorez totalement quel chemin vous devez emprunter. Vous interrogez un autochtone qui se lance dans de longues explications originales et pittoresques. Riche des renseignements qu'il vous a fournis, vous poursuivez votre chemin et...

Eu égard à la contrainte en caractères gras, vous êtes autorisés à atteindre 3600 caractères espaces comprises.

 

 

Énervée et bouillant d’impatience, je jetai un œil sur ma montre. Vingt-deux heures ! Cela faisait près de trente minutes que je tournicotais telle une toupie avec ma Twingo dans les venelles désertes de Saint-Tulle en Provence. Le hasard d’une semaine de vacances impromptues m’avait menée vers cette bourgade du Luberon où j’espérais trouver soleil et repos. Mais cela démarrait plutôt mal, mon GPS refusant obstinément de me conduire Impasse de l’Arche où j’avais réservé dans un gîte rural. Pour parfaire la loi des séries, la batterie de mon téléphone mobile était à plat. Il m’était donc impossible de joindre le propriétaire. Je désespérerais de trouver âme qui vive dans le labyrinthe de ruelles sillonnées en vain, lorsque j’aperçus une silhouette au fond de l’Impasse de la Mémoire où je venais de m’engager. Un coup d’accélérateur me propulsa jusqu’au vieil homme qui marchait sur un étroit trottoir en s’appuyant sur une canne. Je descendis la vitre de ma voiture et l’abordai aussitôt :

-      Bonsoir Monsieur ! Je cherche le gîte de la Sérénité. Vous connaissez ?

-      Boudiou ! Pour sûr, je le connais. Vous n’en êtes pas très loin mais vous lui tournez carrément le dos, ma p’tite Dame !

-      Ah bon !? Et vous pouvez m’indiquer le chemin pour y aller ?

-      Pour sûr, je peux. Vous allez voir, c’est assez simple. Faites d’abord marche arrière, puis vous prenez la première sur votre gauche afin de longer le Ru de la Fatalité. Faites très attention au tournant. L’est traître ce bougre de virage. Chez nous, on l’appelle le Lacet du Vice. Un coup de volant mal négocié et hop, dans le décor ! Certains touristes qui ont roulé dans le caniveau ont atterri droit vers le Ravin de la Médiocrité.

-      Le Ravin de la Médiocrité ? répétai-je incrédule.

-      Ne vous offusquez pas, M’dame, ici c’est la coutume. On rebaptise tous les lieux. Vé, sur la plaque de ma rue y’a marqué : Sente de la Mélancolie, et sur les plans, y disent qu'on est Passage Mistral. Mais rassurez-vous, tous les habitants sont au courant même si des fois, le facteur emmêle les bafouilles…

-      Ah d’accord ! Je comprends mieux pourquoi j’ai autant de mal à me repérer dans votre village !

-      Pour revenir à votre route ma p’tite Dame, lorsque vous serez rendue au bout du Ru, après avoir passé la Garenne du Galopin et le Puits de Sottise qui le domine, vous verrez le Rond-point de la Résolution. Prenez le premier embranchement à gauche et suivez le Sentier de la Lumière jusqu’au lieu-dit : la Patte d’oie du Choix. Un conseil, prenez pas le raidillon à l’extrême droite de la fourche. Vous pourriez vous enliser dans ce putain de No man’s land du Pêché ou vous empêtrer dans le Fourré de la Tentation. Entre le Sous-bois des Caprices, le Mamelon de l’Indécence, la Fontaine de la Passion, la Croupe des Caresses, le Dôme de l’Envie, le Piton du Désir, les Gorges du Délice, le Geyser des Plaisirs, vous risquez de vous perdre. Croyez-moi, prenez à gauche et laissez-vous guider par le clapotis de la Source de l’Empathie qui sinue jusqu’au bout du bocage. Ne vous inquiétez pas si au passage vous croisez bourbiers, cavernes, crevasses, gouffres, falaises, cataractes, déserts, jungles, volcans, et même icebergs… Ce sont des passages obligés du Canyon des Épreuves. Vous finirez par déboucher sur la Clairière de la Sérénité.

Eberluée par l’épique épopée du trajet proposé par le pépé, je balbutiai cette stupide interrogation :

-      Et la maison d’hôtes se trouve là ?

-      Pas du tout p’tite Dame ! Mais j’avais envie de me… et de vous, balader... Le gîte que vous cherchez est juste derrière vous…

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture - Communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 11:50

      Pour repartir encore eût-il fallu que je partisse une première fois. Qu’importe ! Le titre est venu je ne sais d’où. Obéissant consciencieusement à mon inconscient, je suis lettre à lettre le fil tissé de mots sans bien savoir où je vais atterrir. L’essentiel n’est-il pas d’écrire, de dégourdir mes doigts sur ce clavier trop neuf… trop noir. J’aimais bien les touches usées de l’ancien. Mais je m’égare, je m’égare… Mon regard (hagard… juste pour l’allitération) se perd dans les volutes virtuels d’une cigarette irréelle qui fume sur l’étagère de mes souvenirs.

 

      Curieuse manie de fouiller dans la mémoire comme un Père Noël dans sa hotte à joujoux. Il est vrai que j’y trouve souvent quelques joyaux. Plus depuis un certain temps, malheureusement. L’inspiration s’est à nouveau tarie. Grrr !!! Elle m’agace celle-ci à faire sa diva. Ses sautes d’humeur me laissent comme deux ronds de flans sans caramel. Sans ses vocalises harmonieuses, aucune idée, aucune envie ne traverse les méandres embrumés de mon imaginaire bloqué. Les mots restent au point mort.

 

      Dans ces périodes-là, l’ennui reprend ses quartiers. L’ennui et sa fidèle compagne oisiveté se remarient pour le pire et le pire… Les vieux démons sortent de la boîte à malices tels des diablotins prompts à me croquer toute crue. Les parties de spider solitaire s’enchaînent. Aucun intérêt si ce n’est de « tuer » le temps. Clouzot avait tort. L’assassin n’habite pas au 21… mais au 10 de ma rue qui rime avec point de croix… Je suis une tueuse sans gages. Je m’évertue à assassiner ce temps précieux. Y-a-t-il une peine de mort pour ce genre de forfait ? Voilà que je m’égare une fois de plus. J’espérais trouver l’amorce d’une idée pour les concours de nouvelles dont la liste s’allonge sur mon carnet. Que nenni. « Fêtes et défaites », « Duo », Châteaux en Espagne », « Strip-tease »… Autant de thèmes qui me laissent de marbre. Quant aux concours à thème libre, c’est encore pire. Où trouver une idée suffisamment intéressante pour être développée ? Voilà que l’éternel débat entre fond et forme ressurgit. Selon ma petite expérience, il me semble que l’un est au service de l’autre. Un peu comme la volonté est assujettie à la motivation, le style sert (ou dessert, huuum !) une histoire. La plupart des lecteurs se souviennent de la trame et pas forcément des mots qui l’ont tissée. Les écrivants (je n’aime pas trop le mot écrivain, encore moins écrivaine), disons auteurs y attachent peut-être davantage d’attention. Il n’en reste pas moins que le grand vainqueur est presque toujours le fond ; la forme étant la parure du récit. Personnellement, j’aime quand les mots se tricotent sur les aiguilles du clavier. Un mot à l’endroit, un mot à l’envers. Point mousse, jersey, de riz, côtes, torsades… Les lignes se succèdent comme les rangs d’un ouvrage. Peu à peu, le texte se crée à l’image d’un pull ou d’une écharpe qui se montent. Parfois les mailles filent ou se perdent. Les lettres s’emmêlent, les mots accrochent, s’envolent… A la fin, le texte est habillé, prêt à être porté sous d’autres yeux que ceux de son créateur.

 

      Voilà où le mot-titre m’a menée. Vous m’avez suivi ou bien vous ai-je perdus ? Si tel est le cas, j’en suis désolée. Il est vrai que lorsque l’on écrit, les mots s’alignent tout seuls parfois. En dépit d’un bon ou mauvais sens. Sur ces paroles, je vous laisse et repars en quête de ma muse qui sans doute s’amuse dans une musette trop usée… Il est sans doute temps d’en tricoter une toute neuve. Et si j’essayais le crochet ?...    

           

Par Mimi - Publié dans : Textes courts
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Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 16:16




Jeu d’écriture (numéro 65) sur
Maux d’auteur (http://mda.xooit.com/index.php)

Sujet : seule contrainte (en plus de celle des 3300
caractères à ne pas dépasser): faire figurer dans votre texte, au début, au
milieu, à la fin, comme il vous plaira, la phrase suivante :

"Et le temps passe d'hier en demain..."



Au fil des années, les ressentis se sont encordés sur le papier alpha.

Brisant filtres et tabous, ma plume a noirci des milliers de feuillets.

Cahiers à présent désertés ; les lettres flagada gisent au pied du sofa.

Du nid douillet, l’envie d’écrire s’est envolée courant juillet.


Enfermés en cale sèche, les mots boudent, bredouillent, s’embrouillent.

Fins, subtils, insipides ou pesants, ils révélaient les émotions ouatées.

Grains de folie ou de beauté, désormais prisonniers d’un sablier de rouille.

Hochets muets du clavier désarticulé, les lettres ont cessé de cliqueter.

 

Inspiration expirée, il reste des auréoles d’encre séchée sur le buvard blafard.

Jeté aux oubliettes, le porte-plume gît au fond du tiroir sur une photo jaunie.

Kilt écossais, shetland violet, yeux bandés, l’adolescente joue à « câlin-maillard ».

La silhouette à contre jour est celle de Jérémy, le grand amour de ma vie…


Mariage, enfants… Les désirs ont longtemps virevolté dans mon cœur de midinette.

Niant la vérité, bravant les interdits, je croyais atteindre l’inaccessible étoile.

Or rien n’est advenu. Ecueils et déceptions m’ont laissée orpheline de toute quête.

Pour survivre, j’ai croisé, tissé, tricoté, noué des tonnes de mots sur la grand-voile.

 

Quatre décennies ont coulé depuis ce cliché incrusté dans les mailles de la mémoire.

Rien n’a jamais effacé la sensation du frisson de ma peau sous ses mains.

Sans voile, je voudrais lui proposer un thé ou un café dans l’espoir fou de le revoir.

Tous les jours réduisent projet à procrastination et le temps passe d’hier en demain

 

Un matin ou un soir, l’énergie jaillira. La peur sera vaincue et je lui écrirai.

Vers lui mon message voguera sur les vagues d’un réseau bohémien.

Wagnériennes walkyries, les lettres chevaucheront pare-feux et mascarets.

Xanthies et xéranthèmes… éphémères immortels nés sous « X » seront liens.  


Yin et yang, aujourd’hui les envies duales oscillent en duo. Silences et soupirs.

Zen, je zoome sur « te revoir », hésite et clique sur « Envoi ». Maintenant… je respire.

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture - Communauté : La gazette des blogs
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 09:01

 

 

Jeu d’écriture (numéro 63) sur Maux d’auteur (http://mda.xooit.com/index.php)

 

Sujet : Il (ou elle) est un homme (ou une femme) d'habitudes. Son emploi du temps ne change jamais et convient à son caractère peu aventureux. Mais un jour...


A vous d'imaginer ce qui peut arriver.



Comme chaque matin à 6h37, Antonin éteint son radio-réveil et se lève sans un mot, ni une plainte ni même un soupir. Aujourd’hui, jour de son anniversaire, le vieux garçon de cinquante-neuf ans, ne souffrira aucune entorse à sa ligne de conduite. Pas la moindre viennoiserie ni coupe de champagne ne viendront égayer son morne quotidien. Ses jours et ses nuits défilent invariablement suivant un rituel réglé comme un papier à musique inusable. Un travail de gratte-papier, plutôt de gratte-clavier-écran en raison de l’avènement des nouvelles technologies dans l’administration fiscale, occupe ses journées de 7h45 à 16h15. La télévision est devenue la fidèle compagne des soirées, week-ends et vacances depuis le décès de sa maman l’an dernier.

 

Douché, rasé, vêtu de son éternel costume marron en velours côtelé, très mode années 70, Antonin se dirige vers la cuisine exiguë de son appartement. Le rituel du petit-déjeuner prendra six minutes montre en main. Assis sur un coin de tabouret, il avale un jus noirâtre de café soluble à peine tiède dans un bol fendillé et ébréché où trempent les brisures de sempiternelles biscottes beurrées. L’antique transistor posé sur la table en formica vermillon diffuse son lot de nouvelles ainsi que les traditionnelles prévisions astrologiques. Pour les natifs du jour, un rarissime alignement de planètes ouvre les portes de la chance dans tous les domaines : santé, amour, travail, argent, etc. L’improbable perspective fait naître un sourire dépité sur le visage d’Antonin. Comment une banale conjoncture céleste pourrait-elle influer sur un quotidien où rien ne se passe et ne dépasse ?

 

À 7h22, Antonin sort de l’immeuble, boutonne son manteau de laine mitée, remonte le cache-nez gris élimé sur son visage avant de s’engager prudemment sur le trottoir transformé en patinoire. En raison des épouvantables conditions météo, son habituel quart d’heure de marche sera probablement insuffisant pour atteindre le bureau. À 7h40, il n’est plus qu’à quelques mètres de l’imposant bâtiment lorsque son pied glisse sur une plaque de verglas. Dérapage incontrôlé, dégringolade inévitable, gémissement plaintif, chevilles et poignets douloureux… Pompiers, ambulance, urgences…

 

Après plusieurs heures d’attente interminable à l’hôpital, le verdict tombe enfin. L’interne de garde annonce tout sourire que les radios ne révèlent aucune fracture. Antalgiques et repos au cours du week-end à venir suffiront à effacer toute trace de la stupide chute. Soulagé, Antonin rejoint son domicile en taxi.

 

À 16h15, il en franchit le seuil. Le corps ankylosé, il se dévêt, enfile péniblement son pyjama en pilou et ses charentaises déformées avant de s’endormir dans le fauteuil de cuir défoncé face à la télévision où défilent ses émissions préférées : « des chiffres et des lettres », « questions pour un champion », etc.

 

Un soupçon de faim le réveille vers 20h15. Trop fourbu pour cuisiner, le vieux garçon avale une soupe lyophilisée au goût vaguement chimique de poireau reconstitué avant de retourner devant le téléviseur. Il ne manquerait pour rien au monde le tirage du loto en direct. Ses yeux suivent avec inquiétude le sautillement des boules blanches sur l’écran. Les numéros sortent les uns après les autres… Ses numéros ! Stupéfait, Antonin hurle… sa joie… avant de réaliser que les événements de la journée lui ont fait « oublier » le rendez-vous hebdomadaire incontournable avec le buraliste du coin de la rue. Exceptionnellement, il n’est pas allé valider la grille des chiffres (toujours les mêmes) qu’il coche depuis trente-quatre ans…

 

Hébété, avachi sur son fauteuil, Antonin semble statufié. Une petite voix intérieure martèle cruellement ses oreilles. Les paroles de l’astrologue s’enroulent à l’infini : « Fabuleux destin pour les Sagittaires nés un 3 décembre… Fabuleux destin… ».

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture - Communauté : La gazette des blogs
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