Copyright

Sceau1.gif
CopyrightDepot.com N°00043353

Présentation

  • : Le blog de Pradoline
  • : Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie. Des mots déclinés en nouvelles, textes courts, fulgures.
  • Retour à la page d'accueil
  • Recommander ce blog

Commentaires Récents

Recherche

Recommander

Pradoline ?

 

Oui, Pradoline ! Le surnom sucré de l'enfant qui sommeille toujours en moi. En réalité, « je m’appelle Michèle… », le plus souvent tronqué en Mimi. Comme dans la chanson, je vis dans le Sud de la France où le soleil flirte avec les anges.  

J'ai passé une grande partie de mon existence à plancher sur des problèmes en « -ique » (physique, électronique, informatique...). Je vous fais grâce des cantiques et de leur délicate mécanique. Puis, à l’heure où blanchissent les cheveux… non, je plaisante ! J’avais quarante et quelques poussières d’années quand j’ai rencontré le monde des « -ure ». Passionnée de lecture et surtout d'écriture (diariste de longue date), miniatures, couture, peinture et tutti quanture… j'ai enfin osé révéler mes écrits aux autres en juillet 2005.  

Depuis, l'écriture est ma fidèle compagne, à la fois capricieuse, tyrannique mais tellement génératrice de plaisir(s) !... N'hésitez pas à découvrir et peut-être vous perdre dans l'univers à la fois sage et farfelu d'une « Pradoline-Mimi-Brin de Mot » aux multiples facettes...

***
Mon roman : « Couleur Pradoline » va bientôt paraître en format de poche aux éditions Terriciaë.


Mes publications chez Edilivre
:
 

 
Un recueil de nouvelles et textes courts : « La vie est un conte de fées, par... fois ! »

Un recueil de fulgures : « Fulgurumelles en Cathy-Mimi »écrit en collaboration avec Cathy Peintre.

Cliquer sur les couvertures pour en savoir davantage...


                                                            



                                                           

Lundi 16 novembre 2009

 

Jeu d’écriture (numéro 47) sur Maux d’auteur (http://forum.aceboard.net/i-7663.htm) :

 

Ecrire un texte :

- commençant par : « Rien ne semblait avoir réellement changé… »

- contenant les mots : clone, dinosaure, dualité, pintade

 

 

Rien ne semblait avoir réellement changé… Pourtant un singulier parfum flottait dans la chambre ce matin-là. Dans la pénombre de l’aurore hivernale, alors que je finissais ma nuit, enrubanné dans la couette, mes vibrisses se mirent à frétiller telles des cariocas endiablées. À l’évidence, cette agitation inhabituelle n’augurait rien de bon. Sitôt extirpé du lit, je bondis vers la cuisine où ma maîtresse m’accueillit d’une caresse et ces mots : « Ah mon Amour, te voilà ! Regarde ce que Papa Noël t’a apporté… ». L’oreille fièrement dressée, je la dévisageai alors qu’elle déposait au pied de mes coussinets une boule de poil noir percée de deux billes d’azur… Surpris par la bestiole qui me ressemblait au point qu’on eût juré mon clone (avec quelques années de moins toutefois), je ne pus réprimer un bond en arrière. Telle une évidence, je saisis instinctivement que ce « cadeau » allait changer ma vie, si sereine jusqu’à présent…

 

Dès cet instant, ma benoîte existence fut métamorphosée en Enfer au contact de l’intrus. Ma maîtresse (surnommée Ballotine en raison de son amour démesuré des boîtes de chocolats) n’avait jamais fait preuve d’originalité en matière de prénoms. Si j’avais hérité d’un désuet Léon à cause d’une passion dévorante pour un certain Réno dans le rôle du film éponyme, « l’autre moi » avait été affublé d’un jovial Noël parce qu’il avait franchi le seuil de la maison ce jour-là. Par bonheur, le chaton n’avait pas atterri un 14 Juillet. Nous n’aurions sans doute pas échappé à un grotesque « Fête Nat. »…

 

Il avait fallu s’adapter à la situation et tout partager avec l’ostrogoth : les craquantes croquettes aromatisées au poisson, le moelleux de la couche de ma (euh… notre) maîtresse, les rarissimes mètres carrés du jardinet et même… Gus : le dinosaure. Ballotine m’avait offert cette peluche alors que j’étais bébé. Avec les années, le doudou mâchouillé avait perdu sa forme préhistorique originelle. Toutefois, j’y étais très attaché et lorsque la minuscule langue de Noël caressait les poils de Gus, les miens s’en trouvaient instantanément hérissés.

 

Au fil des mois, mon animosité vis-à-vis de l’indésirable, qui collait à mes basques telle une arapède, empira. Il me fallait en permanence réfréner des pulsions meurtrières. Tenaillé par l’envie de croquer tout cru le garnement, je ne dévoilais rien de mes fantasmes de peur d’être gourmandé. Gérer la dualité d’une telle situation se révéla une rude épreuve. Malgré mon comportement placide, Ballotine finit par percer le chaos de mes sombres pensées et reconnut son erreur. À regret, elle fit le choix de se séparer de mon alter ego peu avant l’hiver…

 

Depuis, j’ai recouvré la quiétude. Du moins jusqu’à ce matin. À mon réveil, rien ne semblait avoir réellement changé… mais le frémissement de mes moustaches subodorait le contraire. Allais-je à nouveau recevoir un présent étrange ? Pétrifié sur le seuil de la cuisine, je craignis le pire en découvrant Ballotine, un objet bizarre au bout des doigts. « Ah mon Amour ! Cette année, Maman a choisi une peluche pour ton Noël. Je te présente Pintade… ». Dans un miaulement, je lui adressai un sourire radieux car pour une fois, son choix était judicieux. Ce prénom allait vraiment comme un gant à la curieuse poule à cinq pattes...

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 13 octobre 2009

 

Jeu d’écriture (numéro 46) sur Maux d’auteur (http://forum.aceboard.net/i-7663.htm) :

 

Ecrire un texte commençant par :
Cinq, quatre, trois, deux, un... ou 5, 4, 3, 2, 1. Au choix

 

 

 

« Cinq, quatre, trois, deux, un... ». La ronde des chiffres s’était égrenée au rythme d’un interminable compte à rebours. Bouillant d’impatience, je gigotais tel un asticot sur la chaise de bois à haut dossier. « Zéro ! » avait fusé dans un cri libérateur. Je pouvais enfin ouvrir les yeux…

 

Cet après-midi-là, ma mère avait décidé de confectionner une toute nouvelle pâtisserie pour le goûter. Comme chaque année, les vacances dans la maison de Cabourg étaient enrobées d’un parfum d’insouciance. Pour le garçonnet que j’étais, la côte normande était une région enchantée où, en marge des pommes, des vaches et du fromage, le sucre candi poussait à profusion. Avide de tout connaître, j’avais tenu à assister à l’élaboration du mystérieux délice. Dans la vaste cuisine carrelée de blanc laiteux, mes yeux avaient suivi religieusement les mains de ma mère, appliquée à casser les œufs sur les minuscules grains de sucre éparpillés au creux d’un profond saladier de grès. À l’aide d’une cuillère en bois, elle avait d’abord fouetté les ingrédients avant de saupoudrer la farine tamisée et la levure qui avaient voleté en pluie d’étoiles au dessus du mélange mousseux. Après le pétrissage, l’incorporation d’un pot de beurre fondu, de zestes de citron et d’une pincée de poudre de vanille avait conclu la préparation. À cet instant, mes iris s’étaient assombris à la vue d’un résultat, a priori décevant. Au fond de la jatte, l’amalgame grumeleux se tordait comme un ruban de guimauve fondue. Sans dévoiler mon désappointement, j’avais adressé un sourire à ma mère, qui, à l’inverse de ma perception, avait paru tout à fait satisfaite. Elle avait ensuite recouvert le récipient d’un torchon à rayures azurées. « Il faut laisser reposer !... », avait-elle expliqué en réponse à la question tacite de mon regard étonné. 

 

Après une sieste forcée, j’avais regagné la cuisine où l’empressement m’avait poussé à soulever le tissu protecteur. En observant la pâte, gonflée telle une montgolfière, une certitude m’avait saisi. La Normandie était vraiment une terre magique. Quelques instants plus tard, ma mère m’avait rejoint. D’un geste sûr, elle avait alors déposé de petites quantités de préparation au fond de moules, en forme de minuscules coquilles Saint-Jacques, alignés sur une plaque. En refermant la porte du four à bois, elle avait murmuré dans un sourire : « Encore un peu de patience, Marcel !… ». Les friandises inédites n’avaient pas encore révélé leur secret.

 

Les dix minutes suivantes furent les plus longues de ma vie. Lasse de me voir tourner telle une toupie dans la pièce envahie d’une enivrante odeur caramélisée, ma mère avait imaginé un jeu. Je devais rester assis et compter de cent à zéro en gardant les yeux fermés. Focaliser mon énergie sur un compte à rebours aurait dû apaiser mon impétuosité. Mais l’effet avait été complètement inverse. Papilles aiguisées à la limite du supplice, je m’étais acquitté du pensum en un temps record.

 

Aussitôt ouverts, mes yeux s’étaient arrimés sur la table de chêne ambré. Ébloui par les cannelures dorées des petits gâteaux au ventre rebondi, je n’avais pu résister davantage. La première bouchée avait fondu sur ma langue avec tant de volupté que, bien des années plus tard, l’exquise madeleine demeure un souvenir magique…

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 9 octobre 2009

 

Au cours du dernier atelier d’écriture : « Les mots nomades » auquel je participe, Martine, l’animatrice, nous a demandé d’écrire un texte truffé de variations (répétition d’un mot ou groupe de mots en début ou en fin de phrase) sur une activité quotidienne, décrite sous plusieurs angles.

 

Michel Denais (particulièrement « aspiré »…) a écrit ce texte en quelques minutes. À la lecture, j’ai ressenti tant d’amusement que n’ai pas résisté à lui demander l’autorisation de le publier sur mon blog.

(Jeune) retraité, Michel a rejoint l’atelier depuis la rentrée 2009 et déjà sa plume nous a enchantés. Il a participé (avec succès) à plusieurs concours de nouvelles. Si toutefois, vous croisez son nom dans un palmarès, n’hésitez pas à le lire, ses écrits sont bourrés d’humour. Bonne chance pour la suite de sa nouvelle carrière !...

 

 

 

Tu me l’as offert de bon cœur cet aspirateur.

Quel bel aspirateur !

Tous les matins, je le retrouve, n’y touche pas ! Cet aspirateur,

C’est le mien maintenant ! Je connais par cœur mon aspirateur.

Mille mercis ! J’adore le bruit de mon aspirateur !

Quand je le passe, je ne t’entends plus,

Mais si je l’oublie dans le cagibi

Tu cries, tu cries : et ton aspirateur ?

 

Il est fatigué, il s’est endormi mon aspirateur ;

Il est enrhumé, il a des ratés mon aspirateur ;

Il aspire à la tranquillité mon aspirateur.

Mais tu cries, tu cries : menteur, menteur !

 

Mon pauvre aspirateur, on te rend la vie dure

Mon pauvre aspirateur, tu as peur de l’interrupteur,

Mon pauvre aspirateur, tu as peur des moutons, des punaises,

Mon pauvre aspirateur, tu hoquettes, tombes en panne

Et te voilà devenu allergique à la poussière !

Tu entends la menace ? Te jeter à la casse !

Moi je vais te guérir, t’offrir une croisière,

Un grand bol d’air pur.

 

Promenons-nous, sans bruit, sans heurt, mon cher aspirateur ;

Faisons le tour de toutes les pièces de la maison, mon cher aspirateur

Dans toutes les pièces, passons, repassons.

Tes roues ronronnent, tu es content ! C’est le bonheur, mon bel aspirateur.

Soudain des cris !

Et l’aspirateur ? Quand est-ce que tu le passes ?

Allez, moteur !

Par Mimi - Publié dans : Invité(e)s
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 septembre 2009

Le doux mois d’août a filé en quenouille… L’écriture lui a emboîté le pas (de laine…)

 

À l’image d’une certaine cigale, les mots ont chanté (voire dansé) tout l’été… Mais sur d’autres ondes… Depuis des lustres, les coquins me boudent. Autrefois boulimiques, ils sont devenus anorexiques au point de grignoter le fil ténu d’un moral qui yoyotte au niveau des chaussettes. L’inspiration est hélas au bout d’un rouleau sans pâtisserie.

 

Même en appuyant très fort, les lettres rétives s’avèrent impossibles à pétrir. Ensablées dans les recoins d’une vacuité sauvagement incrustée, les miettes de phrases feuilletées se sont rancies. Il suffirait pourtant de presque rien pour leur redonner vie. Une kyrielle d’accents voluptueusement montés en neige (les aigus saupoudrés de caramel, les graves de paillettes cacaotées et les circonflexes de smarties), un ou deux trémas fondant sur des voyelles ourlées de pâte d’amande, plusieurs zestes de virgules citronnées, quelques volutes de points-virgules enrobés de nougatine ambrée, un soupçon de points d’interrogation à la chantilly et d’exclamation à la noix de coco, une pincée de parenthèses mousseuses et pour conclure une flopée de points meringués et d’ellipses crémeuses à tout bout de phrase…  

 

Tournicoti, tournicoton… Abracadabra… Chut ! La magie opère.

 

La tarte gorgée de mots, blonde et croquante, sort à l’instant du clavier encore chaud et dégouline telle une délectable friandise… sous des doigts gourmands et des yeux prêts à la dévorer…

 

Vous en voulez une petite part ?...

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 19 juillet 2009

Approchez, approchez… Allez, ne soyez pas timide. Venez plus près…

 

Je vous dois une confidence… Je n’aime pas l’été…

 

Je dirais même que je ne l’aime pas du tout. Ma remarque est certes un brin provocatrice. Mais avouez que le spectacle d’une fourmilière de touristes agités au bord de la mer ou agglutinés en tas de crêpes ramollies sur une grève ensablée de détritus, n’est guère enthousiasmant. Alors je fuis… Je fuis les embouteillages, les plages, les aéroports, les gares, les spectacles, les bals (surtout ceux du 14 juillet), les feux d’artifice… Bref. Tout ce qui de près ou de loin attire un flux humain.

 

Ainsi, je passe mes journées, confinée entre quatre murs. Grignotées de soleil, les pierres des murs de ma maison. Murs sans oreilles ni oreiller ni même oreillette…

 

Une fois de plus, j’ai divagué sur des mots qui jouent et se jouent du vertige qui m’aspire aux confins du manque. Manque d’inspiration. Manque d’amour. Manque d’envie. Manque de manque peut-être… Passe, impair et manque, clame le croupier en retirant la petite boule coincée dans cette roulette qui tournoie follement dans le manège désenchanté de la vie…

 

À force d’ouvrir des parenthèses dans l’inconscient, tout reste en friche. Où se trouve la vie dans les mots ? Agrippée aux lettres censées faire vibrer le fil ténu d’une existence, je pianote. Mais tout fout le camp, même les plus chouettes souvenirs…   
 

Pour toutes ces raisons sans raison, cet été, j’hiberne. Peut-être l’hiver prochain m’éténerai-je ? Ça vous étonne ? Vous ne connaissez pas le verbe s’éténer ?

 

Je vous dois une confidence… Moi non plus !...

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus