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  • : Le blog de Pradoline
  • : Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie. Des mots déclinés en nouvelles, textes courts, fulgures.
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Pradoline ?

 

Oui, Pradoline ! Le surnom sucré de l'enfant qui sommeille toujours en moi. En réalité, « je m’appelle Michèle… », le plus souvent tronqué en Mimi. Comme dans la chanson, je vis dans le Sud de la France où le soleil flirte avec les anges.  

J'ai passé une grande partie de mon existence à plancher sur des problèmes en « -ique » (physique, électronique, informatique...). Je vous fais grâce des cantiques et de leur délicate mécanique. Puis, à l’heure où blanchissent les cheveux… non, je plaisante ! J’avais quarante et quelques poussières d’années quand j’ai rencontré le monde des « -ure ». Passionnée de lecture et surtout d'écriture (diariste de longue date), miniatures, couture, peinture et tutti quanture… j'ai enfin osé révéler mes écrits aux autres en juillet 2005.  

Depuis, l'écriture est ma fidèle compagne, à la fois capricieuse, tyrannique mais tellement génératrice de plaisir(s) !... N'hésitez pas à découvrir et peut-être vous perdre dans l'univers à la fois sage et farfelu d'une « Pradoline-Mimi-Brin de Mot » aux multiples facettes...

***
Mon roman : « Couleur Pradoline » va bientôt paraître en format de poche aux éditions Terriciaë.


Mes publications chez Edilivre
:
 

 
Un recueil de nouvelles et textes courts : « La vie est un conte de fées, par... fois ! »

Un recueil de fulgures : « Fulgurumelles en Cathy-Mimi »écrit en collaboration avec Cathy Peintre.

Cliquer sur les couvertures pour en savoir davantage...


                                                            



                                                           

Lundi 2 mars 2009

 

Jeu d’écriture (numéro 57) sur À Vos Plumes (http://avosplumes.xooit.com/index.php) :

Votre texte devra commencer par ces mots : « Bien qu'elle soit habituée à... »
et comprendre exactement 3000 signes (espaces comprises).

 

 

 

Bien qu’elle soit habituée à la défaillance chronique de sa mémoire, aujourd’hui Elsa est très angoissée. « Encore la faute de ce satané bouton ! », songe t-elle. La dernière fois, c’était… Non, les souvenirs sont trop nébuleux. Elle se rappelle seulement que ce matin, juste après avoir pressé sur le fermoir de métal, le temps s’est… évaporé. À présent, les interrogations déboulent. Comment a t-elle atterri dans ce salon de thé, devant un chocolat fumant ? Une serveuse approche :

      Où sommes-nous, Mademoiselle ?

      Ne vous inquiétez pas, Madame. Le directeur a prévenu pour qu’on vienne vous chercher. 

      Mais qui va venir ? réplique alors la vieille dame perplexe.

En guise de réponse, la jeune fille lui adresse un sourire gêné avant de s’éloigner.

 

L’inquiétude s’accentue. Ses yeux, presque transparents, fixent le vide tandis que ses mains noueuses triturent en permanence la large robe de pilou délavé qui enveloppe sa frêle silhouette. Soudain, au détour des rides qui sillonnent son visage auréolé d’une chevelure grise en bataille, un sourire s’esquisse.

 

Oui !… Albert va venir la sauver de ce cauchemar. Il peut bien abandonner quelques instants ses bouquins et le bureau où il passe un temps infini entre le tableau noir constellé d’équations et sa table de travail maculée d’écrits emplis de lettres, chiffres, symboles… D’une minute à l’autre, il va certainement pousser la porte, vêtu de son pantalon gris et du pull marron qu’il ne quitte jamais.

 

Pour tromper l’attente, la vieille dame s’égare dans ses souvenirs. L’un d’eux s’insinue plus précisément. Elle frémit en revoyant Albert lui offrir le poudrier d’argent orné de fines roses découpées en filigrane. « Cet objet est magique », murmure t-il en déposant un tendre baiser sur son cou avant d’ajouter en plaisantant :

« Pour l’ouvrir, il suffit de passer la main devant la cellule sans toucher au bouton, sinon le temps va se déformer… »

 

Ce dernier mot résonne encore entre ses oreilles. Dans cet endroit glacial, tout paraît hostile. Pourquoi les clients la dévisagent-ils ? D’un geste nerveux, elle saisit le journal oublié sur une table voisine. Mais sans lunettes, la date est difficile à déchiffrer. Aussi hèle t-elle la serveuse :

      Nous sommes bien en 1932 ? 

      Heu...  Non, Madame. Mais ils ne vont plus tarder maintenant.

      Dites-moi plutôt quel jour nous sommes, réplique Elsa agacée.

      Le 12 décembre 1936, Madame.

      1936 ? répète t-elle incrédule.

 

Tout s’emmêle davantage. Comment un simple poudrier l’a-t-il propulsée dans le futur ? Égarée dans ses interrogations, la vieille femme fouille la poche de son peignoir et retrouve un objet qu’elle caresse avec précaution. Il ne faut surtout pas appuyer…

 

Au même instant, deux hommes en blouse blanche franchissent le seuil du salon et se dirigent vers Elsa qui malaxe une boîte à pilules, ânonnant inlassablement : « Pas fait exprès, pas fait exprès… ». L’un d’eux lui répond alors doucement :

« Bien sûr. Allez, on vous ramène à l’hôpital, Madame Einstein… »
Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture
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Dimanche 22 février 2009

 

 

Jeu d’écriture (numéro 36) sur Maux d’auteur (http://forum.aceboard.net/i-7663.htm) :

 

Thème : Tempête(s) avec les contraintes suivantes :

1- Le premier et le dernier mot du texte doivent être « vague(s) ».
2 - Mots à placer obligatoirement dans le texte : prémisses et prémices.

 

 

« … vagues gigantesques. Virgule. Prémices d’un tsunami meurtrier. Point. Le raz-de-marée… »

Sur ce mot, Louison soupira bruyamment et cessa d’écrire. Le bout du stylo au bord de ses lèvres retroussées, elle fixait la feuille de son devoir avec exaspération. L’instituteur exagérait. Démarrer l’année scolaire par une dictée contenant autant d’inconnus relevait du sadisme.

 

À cet instant, la fillette sentit son cœur s’emballer. Les tempes vrillées par le tambourinement des afflux sanguins, elle tentait de conserver un semblant de calme. Mais sa nature bouillonnante explosa quelques secondes plus tard. Le visage écarlate, elle leva le doigt d’un geste rageur et sans attendre qu’on l’y invite, débita une rafale de paroles devant la classe médusée :

« Monsieur, Monsieur… Arrêtez ! J’comprends rien à tout ce charabia !... ».

 

Interloqué par l’attitude effrontée de l’enfant, Monsieur Gamey interrompit sa lecture et la fixa avec sévérité. Il commençait à ouvrir la bouche lorsqu’elle ajouta :

        Qu’est-ce que c’est un rat de marais ? C’est qui l’ami Tsoun ? Et c’est quoi encore un « prémi-machin-chose » ? Et… 

L’instituteur la coupa dans son élan :

        Ça suffit ! Tout d’abord, il ne s’agit pas d’un « prémi-quelque-chose » mais de prémices… Et… et ce ne sont pas des manières d’interpeller ainsi son maître. Il va falloir tempérer ton comportement ma petite à l’avenir ! Pour la peine, prends ce dictionnaire et cherche la définition de ce mot. Ensuite, tu l’expliqueras à tes camarades.

 

Les remontrances de Monsieur Gamey amplifièrent la violence de la tempête qui soufflait dans la tête de Louison. Mâchoires crispées, elle saisit de mauvaise grâce le livre volumineux, détenteur de vérités, et s’isola au fond de la salle. Sous ses mains, agitées de tremblements irrépressibles, les pages claquaient telles des feuilles tourbillonnant dans la tourmente. Dans un désordre vertigineux, l’alphabet tournoyait. À l’image d’un enchevêtrement de branches arrachées, ses pensées s’emmêlaient confusément. La sensation de tanguer sur un grand huit chahuté par des bourrasques de vent faillit la faire chavirer de la petite chaise de bois. À la lisière de ses yeux embrumés, perlaient de fines larmes, prélude à l’orage qui menaçait de se répandre sur l’ouvrage. Submergée par l’émotion, la fillette luttait pour ne pas être aspirée dans la spirale de son cyclone intérieur.

 

Au prix d’un énorme effort, elle finit par localiser la lettre « P ». Mais en lisant la définition de « prémisse », son regard s’obscurcit davantage. Le remède s’avérait pire que le mal. Les mots étranges continuaient à s’amonceler en vrac dans son cerveau tels des gravats après un coup de mer. Que signifiait syllogisme ? Agacée, elle s’apprêtait à poser la question quand ses iris croisèrent avec soulagement l’homonyme quelques lignes plus haut… Ces prémices-là lui parurent beaucoup plus simples à expliquer dans le contexte de la dictée.

 

De retour à sa place, Louison semblait apaisée. Cependant, l’énigme de Tsoun continuait à la titiller. Comment pouvait-on être qualifié à la fois d’ami et de meurtrier ? Pour la petite fille avide tout comprendre, le paradoxe était inconcevable. Mais cette fois, elle résolut de ne pas s’emporter, certaine qu’elle finirait par trouver une réponse, même vague…

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture
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Lundi 2 février 2009

 

Jeu d’écriture (numéro 35) sur Maux d’auteur (http://forum.aceboard.net/i-7663.htm) :

 

Lieu : Une aire de repos d’autoroute
Contexte : Un soir où vous rentriez tranquillement chez vous, vous vous arrêtez pour vous reposer quelques minutes. Mais qu’est ce qui vous a retenu sur cette aire jusqu’à l’aube ?
Mots obligatoires dans le texte : clepsydre, brume, étoile, manuscrit, alchimie.
(NB : histoires de pannes de voiture ou d’amour interdites)

 

 

 

« Allez ! Accélère, j’ai pas que ça à faire ! ». Les mots, accompagnés d’appels de phares répétés, avaient fusé rageusement. Les mains agrippées sur le volant de ma berline, je fulminais sur l’autoroute Paris-Versailles. Ma Rolex indiquait presque 22 heures. Ce retard était d’autant plus regrettable que j’avais promis à Carla de rentrer tôt pour fêter notre premier anniversaire de mariage.

 

Le regard braqué sur la route, j’étais tourmenté par une question qui m’agaçait depuis un quart d’heure. Pourquoi mon épouse n’avait-elle pas donné d’écho au message que je lui avais laissé en quittant le bureau ? C’était tout à fait inhabituel ! Pour apaiser mon inquiétude, je décidai de la rappeler et tentai de récupérer le portable dans mon manteau. Sans succès. Je lançai alors la main droite sur le cuir du siège passager, encombré de manuscrits. En qualité de directeur des éditions : « Allez, lisez ! », je me devais de tout lire… Au terme d’une fouille infructueuse, une logorrhée de jurons se répandit dans l’habitacle. À l’évidence, j’avais oublié mon blackberry et plus grave encore… le cadeau de Carla : une bague en forme d’étoile, entièrement sertie de diamants.

 

Cet acte manqué amplifia mon irritation. Rentrer aussi tard et les mains vides, ce soir précisément, était inimaginable. L’alchimie de notre amour fusionnel n’en sortirait pas indemne. Seule solution : rebrousser chemin à la prochaine sortie. Mon retard s’en trouverait accentué mais il le fallait. Après réflexion, ce détour présentait même un avantage. Il me permettrait de téléphoner à Carla d’une des cabines de l’aire de repos, accolée à la bretelle de contournement.

 

Cinq kilomètres plus loin, ma voiture franchit le péage, se rabattit sur la droite et s’engagea sur une route étroite. Après avoir longé le parking où des camions avaient élu domicile pour la nuit, je me garai et continuai à pied. Guidé par l’éclairage de rares lampadaires, j’empruntai un chemin caillouteux menant à une cahute qui devait abriter les toilettes et le point-téléphone. 

 

Stressé par l’atmosphère inhospitalière du lieu désert, je voulus accélérer le pas quand le sol se déroba sous mes pieds. Les mâchoires crispées, ma tête sembla exploser La poitrine dans un étau, je ne pouvais même pas hurler… Sans savoir pourquoi ni comment, je m’effondrai et roulai en contrebas dans l’herbe gelée.

 

Plusieurs heures s’écoulèrent avant que je ne reprenne conscience. Lorsque les premiers rayons de soleil trouèrent la brume pour caresser mes paupières engourdies, mon corps transi de froid essaya de se relever. En vain. Une douleur indicible me clouait sur le sol humide. Les oscillations lancinantes du balancier qui avaient rythmé mon « sommeil » vrillaient encore mes tempes tandis que ces mots martelaient ma tête : « Souviens-toi ! Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide… Souviens-toi !… »(*). À cet instant, les souvenirs affluèrent.  

 

Combien de fois les médecins m’avaient-ils mis en garde contre les excès d’une vie trépidante ? J’avais toujours snobé leurs recommandations. Mais hier soir, l’épée de Damoclès avait fini par se planter dans mon cœur. Ironie du sort, l’infarctus m’avait cueilli sur une aire de repos… moi qui ne me reposais jamais…

 

(*) Extrait de la chanson : « L’horloge » (Mylène Farmer).

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture
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Lundi 2 février 2009

 

Jeu d’écriture (numéro 55) sur À Vos Plumes (http://avosplumes.xooit.com/index.php) :

« Un homme se travestit devant un miroir en pied » - contrainte formelle : monologue intérieur.

 

 

 

Avec cette lumière de misère, j’ai une tête à faire peur dans ce satané miroir ! Dès demain, les oubliettes accueilleront tous mes accessoires minables. Pourquoi pas maintenant d’ailleurs ? Non… Non, je ne peux pas. Allez ! Juste une ultime fois. Après, j’arrête…

 

Il est presque minuit et je suis loin d’être prêt. Évidemment, ce collant miteux qui refuse de glisser est trop court. Du calme, Jack ! Du calme !… Surtout ne pas tirer sur les mailles comme un forçat, sinon ça va se solder par plusieurs paires filées d’affilée… et mon stock est épuisé. Tant mieux d’ailleurs, puisque je suis enfin résolu à tourner définitivement cette page de ma vie. De toute façon, je ne les aimais pas ces bas. Pas assez opaques pour dissimuler mes poils. Bien sûr, j’aurais pu m’épiler. Mais si les collègues du garage s’en étaient aperçus… Pfff ! M’auraient sûrement traité de gonzesse ou pire… d’homo !

 

Passons aux choses sérieuses à présent : enfiler cette robe, devenue trop étroite avec le temps… Mince ! La couture du dos a craqué. À cause de ces fêtes à la noix, ma silhouette n’est plus aussi élancée ! On mange, on mange et voilà le résultat. Me sens engoncé comme une paupiette gavée aux hormones. En plus, les éclaboussures rosées se voient de plus en plus sur ce foutu fourreau, plus tout à fait noir. Je l’ai pourtant lavé très soigneusement en revenant l’autre nuit. Sans doute le tissu est-il trop usé. Tant pis ! Sous ma cape, personne ne le remarquera. Ensuite, je brûlerai ces oripeaux. Puisque c’est la dernière fois…

 

Même mon maquillage part en quenouille… Le fond de teint n’est pas assez couvrant. Les poils de ma barbe se devinent. J’ai beau me raser avec beaucoup de précision, comme je sais si bien le faire, cela ne suffit pas. Tant pis ! Dans la pénombre, ça devrait passer. Un coup de blush, les faux cils, le rouge à lèvres bien brillant. Manque à fixer la perruque. Avec ce carré de cheveux châtain foncé brillants, j’ai presque son allure… Ah ça change ! La classe, Jack ! Je veux dire Jacky. Dans ces moments-là, je ne sais plus bien qui je suis. J’dois être un peu fou ou folle…

 

Le plus dur reste à faire. Les chaussures à talons ont dû être inventées par un sadique, c’est sûr. Avoir les orteils comprimés de la sorte pour se déplacer sur des échasses, c’est une véritable torture. Mais faut être crédible ! On ne peut pas imaginer Madame Kennedy en baskets…

 

Et voilà les touches finales : le petit tambourin à voilette est bien ajusté sur le haut de la perruque, les longs gants de cuir couvrent mes poignets velus et surtout les traînées de cambouis tatouées sur mes doigts et sous mes ongles. Maintenant la ressemblance est saisissante. Je suis prêt… à vous faire « rire » à gorges déployées, gourgandines opalines !

 

Faudra sans doute la jouer fine ce soir, Jack !… Peut-être plus qu’à l’accoutumée. D’autant que c’est ma dernière prestation. Enfin, je n’en suis plus vraiment sûr. Je dis ça à chaque fois. Qu’importe, je vais être très prudent. Ce serait trop bête que la police finisse par comprendre que la « First Lady », redoutable égorgeuse en série des bas-fonds de Paris, est en réalité un homme…

Par Mimi - Publié dans : Jeux d'écriture
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Samedi 31 janvier 2009

En réponse à un ami qui m’écrivait en guise de vœux :

« Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer. » (Romain Gary).

 

L’après-midi touche à sa fin.

Les gouttes de musique s’étirent en rubans de miel sur les murs zébrés de soleil. Des brisures confites aux nuances trop chimiques et quelques grains de sucre cristal se sont assoupis sur le rebord de l’assiette. Tout près des miettes de galette. Fugace sensation de bien-être. La suave saveur s’est lovée au creux du palais de la princesse qui pianote, emmitouflée dans son donjon d’ivoire. Non, le bonheur ne me fait pas peur… Le goûter est une bonne heure pour le savourer. Aucune contrainte. Seulement envie d’une tendre étreinte. Sans violence. La fougue a fugué des envies. Demeure le désir d’être, de partager… des mots. Peut-être aussi un baiser, une caresse. Pas seulement de papier…

 

« Don’t give up ! » s’insinue… Les paroles s’enroulent, se nouent au plus profond. Les sensations s’ancrent sur le velours des grains d’une peau picorée d’émotions. Impression indicible. Besoin de dévoiler un peu de soi, avec ou sans soie. Juste pour perdurer le plaisir d’une vague ondulant au gré de l’écume d’un jour de dentelle. Le tissu de la vie s’est parfois étiolé sans étoiles…

 

Les souvenirs occultés, il convient de continuer à tisser la trame en suivant le fil de la sérénité…

 

(http://fr.youtube.com/watch?v=p7aaynDhaVc)

Par Mimi - Publié dans : Fulgures
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