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  • : Le blog de Pradoline
  • : Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie. Des mots déclinés en nouvelles, textes courts, fulgures.
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Pradoline ?

Oui, Pradoline ! Le surnom sucré de l'enfant qui sommeille toujours en moi. En réalité, « je m’appelle Michèle… », le plus souvent tronqué en Mimi. Comme dans la chanson, je vis dans le Sud de la France où le soleil flirte avec les anges.

J'ai passé une grande partie de mon existence à plancher sur des problèmes en « -ique » (physique, électronique, informatique...). Je vous fais grâce des cantiques et de leur délicate mécanique. Puis, à l’heure où blanchissent les cheveux … non, je plaisante ! J’avais quarante et quelques poussières d’années quand j’ai rencontré le monde des « -ure ». Passionnée de lecture et surtout d'écriture (diariste de longue date), miniatures (http://perso.orange.fr/mimi.miniatures), couture, peinture et tutti quanture … j'ai enfin osé révéler mes écrits aux autres en juillet 2005.

Depuis, l'écriture est ma fidèle compagne, à la fois capricieuse, tyrannique mais tellement génératrice de plaisir(s) !... N'hésitez pas à découvrir et peut-être vous perdre dans l'univers à la fois sage et farfelu d'une « Pradoline-Mimi-Brin de Mot » aux multiples facettes....
Samedi 1 décembre 2007

Jeu d’écriture (numéro 19) sur Maux d’auteur (http://forum.aceboard.net/i-7663.htm) :

Deux « contraintes » pour le texte :

1)      Il devra commencer par la phrase suivante: «  Je voulais simplement te dire... »

2)      Il ne devra pas s'agir d'une déclaration d'amour.

 

***

Je voulais simplement te dire... que je te vire. Je l’ai déjà affirmé, et même hurlé en silence à plusieurs reprises. Mais cette fois, c’est la bonne. Tu n’as que trop régné en despote sur ma vie ! En partant, n’oublie de coincer dans ta valise ton pote conditionnel qui s’accroche aux esses de tes rais de lumière affadie. J’en ai assez de tes scies synonymes de regret, ton mode de pensée culpabilisant, tes visions sinistres, tes crises de larmes et surtout tes cruels manques « d’en-vie ». Tu ne m’entraîneras plus sur le grand huit de tes montagnes russes puisque j’ai décidé de te faire la peau…   

 
La goutte d’acide qui a motivé ma résolution est ta dernière tentative d’étouffement. C’était ce matin. La nuit avait été sereine. L’inspiration daignait enfin souffler sur mon imagination après m’avoir laissée sans voix ni voie depuis plusieurs mois. L’écran de l’ordinateur troquait enfin son voile de poussière grise contre un cortège de petites lettres noires tendrement serrées. Je souriais béatement sans pouvoir maîtriser l’engouement de mes doigts encore engourdis, courant sur le clavier. Je pianotais. La partition n’était certes pas symphonie mais qu’importe. Après des mois d’absence, je renouais enfin avec le plaisir d’écrire. À cet instant, tu es réapparue. Insidieuse, comme à ton habitude. Tu n’as pas supporté que je t’échappe à nouveau. Ta voix de fausset s’est infiltrée entre mes oreilles. Toujours la même rengaine : « Si tu étais raisonnable, tu ferais autre chose… et tu devrais… ». Et zut ! De quoi je me mêle ? Tu voulais encore m’assujettir en m’embarquant vers l’îlot d’une mauvaise conscience grignoteuse. Tout ça pourquoi ? Parce que je tentais de me réconcilier avec ma compagne écriture ! Tu lui en voulais de t’avoir éclipsée durant des années. Quand mon lien avec les mots a commencé à s’effilocher, tu n’as pas tardé à réapparaître. Perfidement, tu as pointé le bout de tes détestables spirales. Tu t’es délectée de l’étiolement de ma passion pour jubiler lorsqu’elle a fini par s’endormir. Tu as alors réintégré tambour battant le premier rang de mon existence. Exclusive, tu nous voulais liées d’éternel.  
 
Ce matin, j’aurais pu - comme souvent (pour ne pas dire toujours) - céder à ton chant de sirène et abandonner l’embryon de texte qui prenait vie. J’aurais dû avorter ma créativité pour te satisfaire. Mais je t’ai résistée. J’ai repoussé tes remarques perfides et ton conditionnel à la noix, continuant à aligner ces lettres, mots et phrases… que je t’offre à présent en guise d’adieu.
 
Aujourd’hui, tu es licenciée pour mauvais et déloyaux services. Je sais que tu ne resteras pas très longtemps au chômage car tu as bien d’autres proies à ton arc. Mais en ce qui me concerne, tu peux toujours cogner à la porte de ma vie. Tu ne me rongeras plus car je suis enfin libérée de ton emprise… Putain de dépression…
par Mimi publié dans : Jeux d'écriture communauté : Au fil des mots
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Jeudi 29 novembre 2007
Souvenir d’un texte écrit lors d’un récent séjour aux US chez mon adorable nièce qui a deux « adorables » monstres…
 
Dans la vie, il faut parfois faire des choix…
 
Habituellement, les journées glissent tranquillement sans bruit. Soyons honnêtes, il y a même parfois trop de silence(s). Le cours est fluide, zen, presque lisse. Trop lisse…
 
Depuis plusieurs jours, j’ai atterri ailleurs… Au pays des vivants où les enfants turbulents bougent, rient (ou pleurent) et crient tout le temps. Le rythme est devenu celui d’un swing (merde, j’ai explosé le tee !) un peu zinzin. Même ma vieille copine sciatique première du nom est revenue en force.
 
Prisonnière de ce tourbillon, j’ai envie de poser ma tête qui menace d’exploser sous la pression de cet excès de vie. Je résiste en puisant dans mes forces zénitales pour ne pas sombrer dans la folie douce et m’évade en fulgurant un min. Mais la concentration est denrée rare au pays de l’abondance. L’inspiration risque également de faire défaut. En plus, ce clavier me fait ch….
 
Courage, bientôt la zénitude reprendra son droit de cité.
 
Finalement, entre zen et zinzin, je crois que je ne peux me résoudre à choisir. L’excès en tout étant nuisible, je vais me retrancher derrière de jolis mots pour vous dire : Merci de mávoir lue… Grrr !!! ce clavier…
 
Qui a dit que j’étais zen ? Moi ? J’dois être peu zinzin quand même…
par Mimi publié dans : Portrait par petites touches communauté : Au fil des mots
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Jeudi 29 novembre 2007


Tels sont les adjectifs qui pourraient qualifier ce brin de femme sur le bord d’une vie prête à basculer…
 
Voilà le prologue est écrit. Et la suite alors ? Eh bien il n’y en a pas (encore) parce que pour l’instant elle ne sait pas où le fil ténu de la vie va la mener ou l’amener, c’est comme vous voulez (c’est de la lecture interactive, non ?).
 
Elle aime écrire sans logique. Au diable la sémantique ! S’enivrer d’écrits (sans cris) pour panser et ne plus penser, c’est son dada. Parfois les mots ne s’ordonnent plus bien et le traditionnel « cheval qui est dans l’écurie » se métamorphose en « écurie qui l’cheval est ». À la fin, comme dans les westerns spaghetti, tout le monde est mort.
 
Elle vous a largué là ? C’est un peu ce qu’elle voulait pour se fondre dans les méandres de ses idées qui tricotent un point mini mousse au travers des côtes de Jersey. Le pull sera-t-il à sa taille ? Tant pis, elle largue les amarres pour une voilure sans teinture d’iode.
 
Comprenne qui pourra ! Même le titre abscons n’a ni queue ni tête comme cette histoire à dormir assis (c’est plus confortable que debout).
 
Rallumez la lumière ! Le film est terminé. 

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Je sais pas vous. Mais moi je n’ai rien compris. Pour vous remercier de m’avoir suivie dans ce délire de mots, je vous offre un esquimau glacé ou un cône de lumière à boire sans modération.
 

Postlogue : Too late, sa vie a basculé dans un stradivarius dyslexique.

par Mimi publié dans : Portrait par petites touches communauté : Au fil des mots
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Mardi 27 novembre 2007

 

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Rodrigue avait du cœur et Chimène ne le haïssait point.
 
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes virtuels possibles. Nos deux tourtereilles (avec un « i » pour faire in) s’étaient rencontrés sur l’illustrissime site « mi-tic-tac-toe » et passaient un temps infini à converser, pardon à chater comme disaient les djeunes de l’époque. Puis un jour, ou plutôt une nuit, ils décidèrent de squizzer cet éden où poussaient des pommes acronymiques (mdr, lol, etc) pour franchir le sas menant au monde réel.
 
Au moment où les numéros en 06 tartempion commençaient à naviguer sur les fils ténus de la célèbre arachnette, les puces de leurs ordinateurs se mirent à gratouiller des disques durs surbookés et à engorger des flots de données erratiques. Telles des mutines, elles désintégrèrent le silicium des circuits, aspergeant ROM et RAM de rhum parfumé à la noix de coco. Le réseau se cassa net. Comme deux ronds de flan écrasés, Rodrigue (alias Raymond) et Chimène (alias Antoinette) se retrouvaient seuls au monde. Chacun devant son écran noir de tristitude. L’espoireté envolée. Le rideau tomba sur leur conte de fées « à Cid ».
 
Le lendemain, la une de tous les journaux de la planète expliqua ce fait fascinant. Après des années de féodalité, le silicium avait explosé sous l’impulsion d’un virus sans précédent, entraînant dans son sillage toutes les connections cyber-hyper-super-… enfin bref tous les faux liens entre les humains.
 
Nous étions alors en 2089…
par Mimi publié dans : L'informatic-tac communauté : Le Club des cinq à Marignan
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Mardi 27 novembre 2007


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Quand le champ sémantique du « givre » joue, patine et chante en déjantant les mots.
 
Givrée ? Vous me croyez givrée, n’est ce pas ?
 
Eh bien oui, je suis une peu folle et follement heureuse. Je viens de rencontrer le Père Noël sur son traîneau étincelant. Mais ce n’étaient pas des cerfs qui sillonnaient la forêt de sapins étoilés. Des poissons d’argent, magnifiques, majestueux et translucides patinaient sur un lac de flocons salés.
 
Je vous assure que tout cela est vrai et que je n’ai rien bu. Sans doute est-ce l’ivresse des montagnes qui ankylose mon citron granité… euh… je veux dire mes neurones embrumés par un rideau de grives.
 
Aïe ! Le froid pince fort ici. Je sens mes lèvres se fendiller. Et un baiser sur une bouche gercée, c’est pas le pied… Mais aussi quelle idée de passer Les fêtes dans le freezer ! Je sens mes molécules gonfler et l’eau se transformer en glaçon. En plus, mes cheveux vont davantage friser.
 
Aglagla !… Mais non pas le glas de la dernière heure ! Décidemment, vous ne me suivez pas du tout. Et maintenant, je suis crevée à force de racler les clayettes où les fraises dansent sur un groove d’enfer au point de se transformer en gelée…
 
Tut tut tut… Tatatatatata … Il est 7h30. Aujourd’hui, temps glacial sur une France toute blanche et recouverte d’une épaisse couche de givre…

 

par Mimi publié dans : Portrait par petites touches communauté : Au fil des mots
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