Copyright

Sceau1.gif
CopyrightDepot.com N°00043353

Présentation

  • : Le blog de Pradoline
  • : Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie. Des mots déclinés en nouvelles, textes courts, fulgures.
  • Retour à la page d'accueil
  • Recommander ce blog

Commentaires Récents

Recherche

Recommander

Pradoline ?

 

Oui, Pradoline ! Le surnom sucré de l'enfant qui sommeille toujours en moi. En réalité, « je m’appelle Michèle… », le plus souvent tronqué en Mimi. Comme dans la chanson, je vis dans le Sud de la France où le soleil flirte avec les anges.  

J'ai passé une grande partie de mon existence à plancher sur des problèmes en « -ique » (physique, électronique, informatique...). Je vous fais grâce des cantiques et de leur délicate mécanique. Puis, à l’heure où blanchissent les cheveux… non, je plaisante ! J’avais quarante et quelques poussières d’années quand j’ai rencontré le monde des « -ure ». Passionnée de lecture et surtout d'écriture (diariste de longue date), miniatures, couture, peinture et tutti quanture… j'ai enfin osé révéler mes écrits aux autres en juillet 2005.  

Depuis, l'écriture est ma fidèle compagne, à la fois capricieuse, tyrannique mais tellement génératrice de plaisir(s) !... N'hésitez pas à découvrir et peut-être vous perdre dans l'univers à la fois sage et farfelu d'une « Pradoline-Mimi-Brin de Mot » aux multiples facettes...

***
Mon roman : « Couleur Pradoline » va bientôt paraître en format de poche aux éditions Terriciaë.


Mes publications chez Edilivre
:
 

 
Un recueil de nouvelles et textes courts : « La vie est un conte de fées, par... fois ! »

Un recueil de fulgures : « Fulgurumelles en Cathy-Mimi »écrit en collaboration avec Cathy Peintre.

Cliquer sur les couvertures pour en savoir davantage...


                                                            



                                                           

Mercredi 5 novembre 2008

À mon père.

 

Ce n’était pas Pâques ou la Trinité (les îles, évidemment), mais bien cette vieille ville du comté de Nice, où les venelles fleurent bon la savonnette à la lavande, l'huile d'olive, les épices, le parmesan et la morue séchée.

 

Noël et ses couleurs clinquantes pourfendaient l’horizon. Sur la grande avenue (feue nommée la Victoire), les épines émeraude des sapins se mêlaient aux tenues amarante de plusieurs Santa-Claus, faussement barbus de neige. La haie d’honneur des illuminations, myriade d’ampoules enguirlandées d’or et d’argent, clignotait entre les peupliers, aujourd’hui déracinés au profit de tramways, flamboyant, teintés de gris métal.

 

Ce temps paraît si loin et pourtant. Seulement, quatre années ont coulé.

 

Impatiente et vorace, la Mort n’a pas attendu Noël pour l’accueillir. Il est parti, comme il avait vécu. Avec courage et discrétion. Le cœur las, a simplement cessé de battre et de se battre.

 

Les souvenirs sont toujours enrobés de buée. Opaques. Gris ou saumon, les couloirs de la clinique ? J’sais plus. Seules les relents inhospitaliers demeurent imprimés. La Mort est restée dans le nez. Pas sa couleur.

 

Était-elle noire ? Blanche ? Nacrée de larmes arc-en-ciel ?… J’sais plus.

 

Ce jour-là, enrubannée de voiles diaphanes, Elle l’a transporté sur ses ailes de papillon vers une lumière laiteuse où désormais il repose.

 

Ce 16 décembre, la douleur n’avait pas de couleur… Seule une coulure opaque qui brûlait l’intérieur…

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 4 novembre 2008

En fait, il ne s’agissait que d’une souris mais « odo-souris » n’ayant aucun sens (pas même celui de l’interdit, du double ou du contre), la liberté d’une mutation a opéré.

 

À l’orée de l’automne, une souris, ayant dansé tout l’été, trouva tout naturel d’élire domicile dans un recoin de la cuisine. Solide appétit d’oiseau, cette maligne, avide de gratins de papiers, dévasta effrontément tiroirs et placards plusieurs jours d’affilée, semant à tous vents de malodorants excréments, peu ragoûtants. Après moult essais dont les détails sont ici épargnés (« Cheese ! »), les appâts ont eu raison de sa sagacité. Un beau dimanche, la souris a péri. Ouf ! Paix à son âme !…

 

Mais… Car il y a toujours un « mais », un « cependant », voire un « toutefois » dans toute histoire, digne d’être narrée. Malgré un récurage en extrême profondeur, le souvenir de son fumet nauséabond a subsisté. Chaque fois que les placards s’entrouvraient ou les tiroirs coulissaient, d’indélicats relents faisaient grimacer un appendice nasal, écœuré.

 

Diverses plaquettes désodorisantes à la lavande, vanille, fleur d’oranger se sont succédées pour tenter d’amoindrir la puissance des effluves. L’effet restait mitigé. Chaque fois, une once âcre ravageait les cils d’un odorat, encore et toujours imprégné de la coquine…

 

Puis, le diffuseur d’huile essentielle est arrivé. Tel Zorro l’enchanteur (à moins que ce ne soit Merlot ?), il est parvenu à gommer les exhalaisons fantômes de la rongeuse. Ouf !…

 

Toutefois… (vous voyez bien qu’il y en a toujours un, caché quelque part), à présent, la maison baigne dans l’enivrante atmosphère d’un parfum sirupeux et musclé de… musc(at) blanc…

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 3 novembre 2008

Un coup de fulgur’épée dans l’eau…

Le titre n’a pas de réelle corrélation avec le contenu. Sauf… peut-être l’expression d’un ras-le-bol, ras-la-boulette, ras-la-belette…

 

Je sais. Ce n’est pas fair-play de vous prendre ainsi en otage. Mais le besoin de « dumper » a remporté la victoire sur la pudeur.

 

À l’extérieur, temps pourri, infiltré de pluie sournoise.

 

À l’intérieur, temps pourri, infiltré de mal-être récurrent, récursif, rémanent… qui grignote insidieusement. 

 

Les touches ponctuent le vide. Sur l’écran de la vie, s’incrustent des mots-noix, creux de toute substance animée. L’encre antipathique révèle en filigrane un filet de voie qui ne mène nulle part.

 

Pas envie de lire. Pas envie d’écrire. Pas envie de rire, de sourire… Pas envie de fuir ni même de dormir pour échapper à l’ennui, cristallisé dans les moindre recoins d’un être qui dérive et survit tel un robot-épave, promis à la casse. Pas envie.

 

Douloureux de suivre mécaniquement les rouages d’une existence qui cliquette de guingois sans claquettes dans une guinguette ringarde. Une existence, sans ligne d’horizon… Les pseudo projets implosent. L’inspiration rancit, s’aigrit et se languit avant d’expirer dans un soupir. Date de péremption dépassée.

 

Dans le sablier, les heures collent sans couler ni roucouler. Pas de recul. Pas de projections. Seulement quelques minutes, tuées à travers ces caractères mal alignés, écorchés. Pas vifs…

 

Heureusement, demain sera un autre jour… peut-être !

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 1 novembre 2008

Le parasite s’est infiltré, il y a quelques mois… Insidieusement, il a rongé, érodé, grignoté et annihilé tout soupçon d’en-vie sur une piste aux étoiles, étiolée en pot de chagrin (Toussaint oblige !)…

 

Sa discrète entrée n’avait alerté aucun de mes sens. Finaud, il s’était contenté de toquer au carreau de mots éparpillés, trop lents à s’agencer. Sottement, je l’ai convié à partager un instant de solitude. Nous avons joué. De concert. Ce fut notre premier « spider solitaire ».

 

Sans doute a-il apprécié, puisque les jours suivants, le bout de son museau est apparu sournoisement au coin de l’écran, reléguant mes muses usées au musée. Nous avons continué à aligner des réussites. De maille en maille, la toile s’est tissée. Mes doigts se sont englués sur les clics d’une souris tentatrice, tandis qu’une pellicule de poussière grise se déposait sur les touches du clavier, orphelin de mots à façonner.

 

Nous sommes devenus proches. Si proches que désormais, nous fusionnons autour de cafés et petits sablés. Au chocolat, les sablés. Les minutes se sont transformées en heures de plomb. Imperceptiblement. Hypnotisée par les mouvements des cartes, je me suis engouffrée dans l’isolement.

 

Parfois, les jeux s’enchaînent frénétiquement. Les ricanements sourds de sa hyène de comparse : oisiveté, tournoient tels des acouphènes. Je voudrais lutter, mais ne le peux. Le piège de son manège infernal s’était refermé sur ma volonté.

 

À présent, je suis addict. Addict aux réussites ! Cynique réussite pour cet indigeste « ennui en croûte », presque autant que le pâté éponyme, tellement incrusté que seul un tsun-ami-amoureux pourrait le déloger…

 

Y’a-t-il un Prince Charmant qui me lit ?

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 31 octobre 2008

Et dire que j’étais censée écrire un fulgure sensé !...

 

Lorsque les touches s’animent. Les lettres s’alignent. Les mots se forment. Les phrases s’emboîtent tel un puzzle. Sans fil conducteur (sauf peut-être celui de l’inconscient).

 

Il y a d’abord eu le velours d’une pêche. Mes pulpes l’ont à peine effleurée dans un bruissement de soie froissée. Les poils se sont hérissés. Pourquoi ? Mystère et noyau d’abricot…

 

La salive a déboulé en rafales dans un palais, impatient de déguster la chair juteuse et dégoulinante.

 

Puis, l’odeur de l’herbe mouillée a assailli mes narines. L’envie de fruit a fui par le petit trou, creusé dans l’écrin trop lisse d’une après-midi gris souris, engluée de pluie.

 

Perplexe et nostalgique, mon regard s’est posé sur des photons un peu fous, oscillant entre l’écran et le néant d’une transparence lumineuse.

 

Surgies de nulle part, les notes vaporeuses d’un oiseau égaré ont câliné mon âme… et l’ont rassérénée.

 

Les mots se sont alors enchaînés et déchaînés en ronde, chenille, sarabande… Ivres de liberté, ils ont même joué à saute-mouton… bondissant d’un sens à l’autre. Dans tous les sens. Sans aucun sens.

 

Pardonnez-les. Pardonnez-moi. C’est si bon de divaguer dans les méandres de l’insensé…

Par Mimi - Publié dans : Fulgures - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés