Copyright

Sceau1.gif
CopyrightDepot.com N°00043353

Présentation

  • : Le blog de Pradoline
  • : Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie. Des mots déclinés en nouvelles, textes courts, fulgures.
  • Retour à la page d'accueil
  • Recommander ce blog

Commentaires Récents

Recherche

Album photos

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Pradoline ?

Oui, Pradoline ! Le surnom sucré de l'enfant qui sommeille toujours en moi. En réalité, « je m’appelle Michèle… », le plus souvent tronqué en Mimi. Comme dans la chanson, je vis dans le Sud de la France où le soleil flirte avec les anges.

J'ai passé une grande partie de mon existence à plancher sur des problèmes en « -ique » (physique, électronique, informatique...). Je vous fais grâce des cantiques et de leur délicate mécanique. Puis, à l’heure où blanchissent les cheveux … non, je plaisante ! J’avais quarante et quelques poussières d’années quand j’ai rencontré le monde des « -ure ». Passionnée de lecture et surtout d'écriture (diariste de longue date), miniatures (http://perso.orange.fr/mimi.miniatures), couture, peinture et tutti quanture … j'ai enfin osé révéler mes écrits aux autres en juillet 2005.

Depuis, l'écriture est ma fidèle compagne, à la fois capricieuse, tyrannique mais tellement génératrice de plaisir(s) !... N'hésitez pas à découvrir et peut-être vous perdre dans l'univers à la fois sage et farfelu d'une « Pradoline-Mimi-Brin de Mot » aux multiples facettes....
Lundi 26 mai 2008

Jeu d’écriture (numéro 27) sur Maux d’auteur (http://forum.aceboard.net/i-7663.htm) :

 

« Ce dont je me souviens, avec le plus de justesse, c'est du poids du silence… ». À vous d’écrire la suite…

À toutes fins utiles, il s'agit de la première phrase du chapitre 11 du roman d'Alain Emery :

« Le bourreau des landes ».


 

 

Ce dont je me souviens, avec le plus de justesse, c'est du poids du silence… Dix ans déjà ! Aujourd’hui encore, il me semble qu’aucune unité précise n’existe pour le quantifier. Des tera-tonnes peut-être ? Ou bien étaient-ce des pico-grammes ? Sensation paradoxale où les infinis se sont rejoints…

 

Le 8 février tombait un dimanche cette année là. Mon père allait souffler une bougie ciselée du nombre quatre-vingt-cinq. Tous ses enfants, petits-enfants, frères et beaux-frères, sœurs et belles-sœurs avaient été conviés à la fête que j’avais le plaisir d’organiser. Fait exceptionnel, la tante Alice avait même consenti à quitter son merveilleux pays (les États Unis d’Amérique) afin de participer aux réjouissances. J’avais prévu de concocter un repas, à la fois simple et original : hors-d’œuvre variés, cailles rôties aux girolles accompagnées de pommes de terre sautées, plateau de fromages et forêt noire. Bien sûr, les bulles de champagne tiendraient une place d’honneur pétillante tout au long de cette remarquable réunion de famille qui aurait dû être le plus beau des cadeaux…

 

Il paraît qu’il n’y a pas de hasard… Probablement, si j’en crois « l’invité » qui a déboulé le vendredi précédant l’anniversaire pour apposer son sceau indélébile. Aux environs de neuf heures du matin, le téléphone a sonné. Au moment de décrocher, j’ai croisé le reflet de ma silhouette dans le miroir de l’entrée. Je me rappelle parfaitement le pull-over de laine rose que je portais. Étrenné le jour même, il m’allait aussi mal qu’un tablier à une vache. Un sourire mi-amusé mi-désabusé au coin des lèvres, je songeai, contrariée : « Encore un achat coup de cœur raté ! ». Nuage dérisoire au seuil d’une journée apocalyptique. Le soupçon d’amertume s’évapora sitôt que le timbre angoissé de mon père résonna dans le combiné. La nouvelle me percuta tel un coup de poing : Maman était tombée…

 

Sous le choc, tout s’est emmêlé dans ma tête. Tétanisée par la peur, j’ai tenté de trouver refuge dans le déni. Trop éprouvant d’affronter la vérité. Abasourdie, j’ai sottement songé à la rencontre dominicale, à priori gâchée, et au gâteau qu’il faudrait décommander…

 

Ensuite ? Ensuite, tout est allé très vite. Les quarante-quatre heures suivantes ont défilé à un rythme diabolique. Pompiers, urgences, médecins, soins intensifs, attaque cérébrale, coma irréversible…

 

Le dimanche matin, dans la pâleur froide de la chambre d’hôpital où nous étions réunis avec mes frères et mon père, la douleur a franchi le mur du son d’un silence assourdissant. Comme dans un film au ralenti, je perçois encore l’écho déformé du bang qui a déchiré mes oreilles. Sous les tremblements de mes jambes, le sol s’est dérobé. Une chape de béton s’est effondrée sur mon corps glacé. Entre mes lèvres scellées, aucun mot, aucun cri. Un vide énorme. Monstrueux. À travers les larmes, je ne distinguais plus que le petit bandeau de gaze blanche qui ceignait son visage diaphane. L’incroyable et cruelle réalité m’avait rattrapée. À cinq heures, le 8 février 1998, Maman s’était tue… pour toujours…

 

Le temps a cicatrisé peu à peu la peine sans toutefois gommer le bourdonnement muet qui grésille toujours au fond de moi sur le fond rose d’un pull-over trop large…

par Mimi publié dans : Jeux d'écriture communauté : Au fil des mots
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Vendredi 16 mai 2008

Meuh non ! Ce n’est pas le 1555745588999ème version du syndrome de la page blanche… La preuve, 1366 caractères (espaces compris) se sont alignés…

 

La musique zen égrène ses ondulations sans éveiller l’envie de déposer le moindre mot. Étrange phénomène inspiratoire qui refuse obstinément de s’éveiller. Retranchée dans sa caverne, la muse dort. Hiberne depuis plusieurs jours. Peut-être des semaines. Dehors, la pluie fait des claquettes. À l’intérieur, le désert avance. Curieuse image et drôle de couple ! Claude Nougaro et France Gall, réunis sous ma plume pour le meilleur ou pour le pire ?

 

J’ai beau te titiller en pianotant au gré des notes, tu ne pointes plus ton museau. Tu joues à cache-cache ? Pourquoi ? Que t’ai-je fait ? Ou pas fait ?

 

Comment retrouver l’enthousiasme, le désir ? Reviens, belle musette ! Quitte ton bal masqué. Lâche le bras des amants insipides et décoche une flèche d’anti-rouille à la détestable sensation qui s’est incrustée.

 

Toutefois, de grâce, épargne-moi de plancher sur un nouveau concours de nouvelles. J’en ai ma claque de cette clique de sujets à la noix. Pochette surprise, derrière le rideau, une vague monstrueuse ou bien renaissance ? Pouah ! De toutes façons, les textes sont systématiquement recalés… sans en connaître les raisons.

 

Reviens-moi ! Je t’emmène en balade. Et sans muselière ! Cette fois, c’est promis, on n‘ira pas au bord de l’amer. J’ai pris un billet pour un voyage intérieur dans une autre dimension… Mon pote Albertle nous attend au bas de sa fusée…

par Mimi publié dans : Fulgures communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 2 mai 2008

Jeu d’écriture (numéro 26) sur Maux d’auteur (http://forum.aceboard.net/i-7663.htm) :

« L'enveloppe n'était pas ouverte et traînait depuis trois jours sur son bureau… ». À vous d’écrire la suite…


 

L'enveloppe n'était pas ouverte et traînait depuis trois jours sur son bureau… peut-être quatre. Sylvie la reconnut instantanément en époussetant la marqueterie du secrétaire de bois précieux, situé dans l’entrée. Lundi dernier, la grande enveloppe rouille, légèrement renflée sur le côté, était déjà là, au dessus d’une pile de factures et publicités. Les autres missives avaient disparu mais celle-ci n’avait pas bougé d’un iota. Aucune confusion possible. La femme de ménage se souvenait parfaitement de la fine écriture mentionnant l’adresse de sa patronne, du tampon rouge « PERSONNEL », en diagonale sur le coin gauche et surtout du caméléon aux couleurs chamarrées qui ornait le timbre… bizarrement non oblitéré. En toutes petites lettres, l’inscription : « Nocibé » qui figurait sous l’animal l’avait fortement intriguée. Pour cette jeunette qui n’avait jamais quitté sa cité en banlieue parisienne, ce nom n’évoquait rien d’autre qu’une chaîne de parfumerie. Qu’importe d’où provenait ce courrier, Madame Nicolas ne l’avait toujours pas ouvert. À l’évidence, l’honorable octogénaire était de plus en plus déconnectée de toute réalité. Une aubaine pour Sylvie. Six mois d’entretien dans le cossu appartement du XVIème arrondissement lui avait permis de chaparder à plusieurs reprises vingt euros par-ci, un bibelot par là… Récemment, elle avait même réussi à subtiliser une babiole en or dans le coffret à bijoux, resté ouvert sur la commode de la chambre. La vieille dame en possédait tellement qu’elle ne le remarquerait certainement pas…

 

Tandis que sa patronne, assise sur le sofa de cuir fauve du salon, s’échinait sur la grille de mots croisés du dernier Fig-Mag, Sylvie lâcha la peau de chamois pour brancher l’aspirateur. Le bruit ferait diversion, au cas, fort improbable où Madame Nicolas l’entendrait décacheter l’enveloppe mystérieuse. La jeune femme imaginait déjà un objet exotique, pourquoi pas un bijou, une fiole de parfum d’une essence rare, un paquet de lettres ou mieux encore une liasse de billets de banque. Sous la pression de ses doigts charnus, décoller la languette du dos se révéla d’une facilité déconcertante. Mais le contenu la décontenança… L’enveloppe en recelait une seconde : de couleur orangée, à peine plus petite que la précédente. La curiosité piquée au vif, Sylvie renouvela la manipulation. Le jeu de poupées russes se reproduisit ainsi trois autres fois. À chaque étape, la couleur se dégradait d’un ton tandis que la taille s’amoindrissait progressivement. Après l’ocre et le jaune vanille, Sylvie finit par plonger la main dans une enveloppe crème au format carte de visite…

 

En entendant le cri strident de la femme de ménage, Madame Nicolas, son chat au poil noir et soyeux dans les bras, se précipita vers le hall. Un large sourire s’afficha sur son visage fripé en voyant la malheureuse Sylvie pleurer à chaudes larmes, les phalanges meurtries par la tapette qui s’était refermée sur ses doigts… « Voilà où mène la curiosité, ma pauvre fille ! Vous êtes renvoyée ! », s’exclama t-elle avant de murmurer à l’oreille du félin : « On l’a bien eue, cette souris-là, n’est-ce pas mon petit Machiavel ? »…

 

 

 

 

 

 

par Mimi publié dans : Jeux d'écriture communauté : Au fil des mots
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 21 avril 2008

Encore des mots (et des maux) colorés…

 

 

Boire un peu d’or pour démarrer la journée me permettra sans doute de gommer les déboires de la veille. Saleté de feu ! Tel un diablotin, le pandore a jailli devant moi, affirmant que je l’avais brûlé. Ma protestation s’est soldée par un : « Pas de quartier, Madame ! Votre orange était bien sanguine… ». Sans appel, la sanction est tombée. Il m’a fallu payer. Sinon, c’était le cachot où même avec de nombreux admirateurs faisant la queue pour me porter des oranges, je n’y tenais pas vraiment…

 

N’y pensons plus ! Ce petit déjeuner va me remettre d’aplomb. Soyons raisonnable. Pas trop de pain ni de beurre mais quelques navettes à la fleur d’oranger, qui sont tout simplement irrésistibles. Et tant pis pour cette foutue peau d’orange qui ne manquera pas de s’essaimer en moelleux capitons. Inutile d’être amère, il paraît que les hommes nous aiment pulpeuses. Les hommes, oui… Mais lui ? Je ne sais même pas ce qu’il pense vraiment. Allez, tant qu’il me reste un zeste de pep’s, je vais ranger la maison !… Mais avant, juste un petit détour par les courriels d’Orange. On ne sait jamais, il m’a écrit… peut-être…

par Mimi publié dans : Fulgures communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 21 avril 2008

Des couleurs sur des mots ou bien est-ce l’inverse ?

 

Rouge ! Oui, c’est bien cela… L’image n’est pas si galvaudée. Ce matin, j’ai « vu rouge », en découvrant le palmarès du énième concours de nouvelles qui m’avait recalée aux abonnées absentes. Je m’étais pourtant évertuée à traiter le thème délicat : « Tirez pas sur le caviste ! » en évitant d’inonder le texte de sang ou de « gros-rouge-qui-tache ». En vain, sans doute… Sous le coup de la colère, la décision de cesser d’écrire s’imposa immédiatement. Le seuil de saturation était atteint et même largement dépassé. À quoi bon se décarcasser pour de si piètres résultats ? Ma résolution semblait alors irrémédiable. Toutefois, après une demi-heure de rage ronchonneuse, le doute commença à s’infiltrer. Ma cervelle, ratatinée par ce trop-plein d’émotions négatives se mit alors à osciller tel un yoyo. Devais-je rompre définitivement avec l’écriture, cette extraordinaire compagne à la fois exaltante, exultante, exigeante et ingrate en l’occurrence. Ou bien, était-il plus raisonnable de relativiser et laisser la situation décanter (comme le vin de mon caviste enterré) avant d’opter pour une solution, peut-être regrettable ? Sur la rampe de lancement du grand huit de mes pensées, je n’imaginais pas encore les rebondissements de la journée que j’allais vivre…

 

Au feu rouge, j’écoutai une vieille chanson de Diane : « Aujourd’hui j’ai rencontré l’homme de ma vie…  ». Son sourire a croisé mon regard (un peu comme un rayon laser). Ma « rougite » a alors disparu comme par enchantement…

 

 

 

 

 

 

 

par Mimi publié dans : Fulgures communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus