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  • : Le blog de Pradoline
  • : Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie. Des mots déclinés en nouvelles, textes courts, fulgures.
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Pradoline ?

Oui, Pradoline ! Le surnom sucré de l'enfant qui sommeille toujours en moi. En réalité, « je m’appelle Michèle… », le plus souvent tronqué en Mimi. Comme dans la chanson, je vis dans le Sud de la France où le soleil flirte avec les anges.

J'ai passé une grande partie de mon existence à plancher sur des problèmes en « -ique » (physique, électronique, informatique...). Je vous fais grâce des cantiques et de leur délicate mécanique. Puis, à l’heure où blanchissent les cheveux … non, je plaisante ! J’avais quarante et quelques poussières d’années quand j’ai rencontré le monde des « -ure ». Passionnée de lecture et surtout d'écriture (diariste de longue date), miniatures (http://perso.orange.fr/mimi.miniatures), couture, peinture et tutti quanture … j'ai enfin osé révéler mes écrits aux autres en juillet 2005.

Depuis, l'écriture est ma fidèle compagne, à la fois capricieuse, tyrannique mais tellement génératrice de plaisir(s) !... N'hésitez pas à découvrir et peut-être vous perdre dans l'univers à la fois sage et farfelu d'une « Pradoline-Mimi-Brin de Mot » aux multiples facettes....
Jeudi 16 août 2007

 

 
Allez ! Dépêche-toi, Jo ! On y va…
 
C’est comme ça depuis presque treize ans. Je sais qu’elle m’aime Maman. Elle m’appelle toujours « Jo, mon bébé chéri ». Elle est douce, gentille, attentionnée… Enfin, c’est une maman, quoi ! Avec Papa, c’est différent. Il m’adore mais il est souvent absent. Il dit qu’il doit gagner de l’argent pour que je puisse manger. J’vois pas bien le rapport.
 
Ce que j’aime le plus, c’est le matin quand je les réveille et qu’on prend le petit-déjeuner tous les trois.
Ensuite Papa part travailler et moi je reste avec Maman à la maison.
Je ne suis jamais allé à l’école. Y’a pas d’école pour les gens comme moi. Je suis toujours à côté d’elle. Même dans la salle de bains où elle parle en fixant quelqu’un qui lui ressemble.
Elle parle beaucoup Maman. Surtout à cette drôle de machine … l’ordi que je n’aime pas beaucoup. Elle passe un temps infini à tapoter sur une tablette en regardant un petit téléviseur et parfois, elle m’oublie.
 
Pendant ce temps, je rêve de ma voisine Réglisse. Elle est plus jeune que moi et aussi noire que je suis blanc. Je m’en fous car les apparences n’ont aucune importance. Gros, maigre, noir, blanc … la seule chose qui compte, c’est la générosité du cœur. Et j’ai un flair infaillible pour ça !
 
Ce matin, j’attends impatiemment de retrouver Réglisse. Mais Maman pianote encore. C’est curieux, mais j’ai l’impression qu’elle parle de moi.
 
Enfin ! Elle se lève et m’appelle. J’arrive à fond de train.
 
J’adore le cliquetis de ma médaille quand Maman agite la laisse…  
   
                  

Si vous souhaitez voir qui je suis, cliquer ici : jo-copie-1.jpg

 
 
par Mimi publié dans : Fulgures communauté : Au fil des mots
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Jeudi 16 août 2007

oeuf-copie-3.jpg

 

En matière de cuisine, j’ai toujours pensé que rien n’était plus simple que faire « cuire un œuf ». Cependant, j’ai parfois quelques soucis pour réussir des œufs pochés bien réguliers. Qu’à cela ne tienne ! Lors d’un voyage outre Atlantique, j’ai acheté un appareil « révolutionnaire » !
 
La première fois où j’ai souhaité en faire usage, j’ai sottement pensé que tout allait rouler. Mais devant ces deux ronds de plastique moulé, je me suis sentie aussi bête qu’une poule ayant découvert un couteau. Aussi me suis-je résolue à lire le mode d’emploi, miraculeusement, écrit en plusieurs langues dont le français.
 
J’ai donc suivi scrupuleusement les indications du carton portant l’inscription :
« Pocheuse pour four à micro-ondes – Utiliser et soigner des instructions - Directives de cuisson ».
 
1 – « Casser les œufs dans les moules »
C’est un bon début.  Jusque là, tout va bien.
 
2 – « Placer les jaunes d’œufs au centre »
Facile !
 
3 – « Ajouter une cuillère à thé d’eau »
Tiens, pourquoi ? Mais très disciplinée, je mets un peu d’eau. 
 
4 – « Transpercer des jaunes deux-trois fois avec la forchette »
Amusante cette petite coquille. Mais cela arrive dans toutes les traductions de notices d’emploi. Donc, je pique les jaunes avec une fourchette, parce que les transpercer, il ne faut pas abuser. Heureusement pour les oeufs, on n’utilise pas encore de flèche ou de lance en cuisine. 
 
5 – « Bien remettre le couvercle en place. La patte doit s’encliqueter »
Soit ! Il faut tout de même se bagarrer avec l’appareil jusqu’au fameux « clic » !
 
6 – « Passe au four micro-ondes sur le montage du MILIEU seulement. Parce que wattages pour les fours de micro-onde varie significativement, les temps qui cuisinent différeront. Cuisiner l’oeuf (les s) pour une période de trente secondes initiale »
Ça se complique singulièrement. Mon four n’a pas de montage, ni de milieu. Les traducteurs se sont sérieusement emberlificotés les pinceaux. Parce que des « temps qui cuisinent », ce n’est pas courant. Mais « Thanks God », un rapide coup d’œil sur la notice en anglais permet de comprendre que les oeufs doivent être cuits à une puissance moyenne, d’abord pour trente secondes.
 
7 – « Laisser se représente de 60 seconde avant d’ouvrir la couverture » 
Cette étape est écrite en rouge. Cela doit être important. Mais que faut-il laisser et de quelle couverture parle t’on à présent ? S’agit-il du couvercle évoqué plus haut ? À nouveau, la notice en anglais vient à mon secours. En fait, il suffit de laisser reposer une minute avant de soulever le couvercle.
 
8 – « Si désiré que le niveau de doneness n’est pas atteint, continue la cuisine dans les intercalles de de 15-30 seconde. Laisser se représente de 60 seconde avant d’ouvrir la couverture » (encore écrit en rouge).
Cela devient de plus en plus complexe. Le « traducteur » a dû boire et semble totalement « fait », à l’inverse des œufs, encore très liquides. Je continue par « intercalle » de 15 secondes… 
 
9 – « Percer à nouveaue le jaune d’ouf. Sévir »
Une véritable histoire de ouf ! Ils ont raison il faut sévir contre de telles aberrations ! À force d’attendre une minute à chaque fois avant d’ouvrir, il s’est écoulé un bon quart d’heure, au bout duquel, les œufs sont à peine présentables et mangeables.
 
En rangeant l’appareil à l’efficacité douteuse, je remarque la « mise en garde », écrite en rouge au bas des instructions. Je l’avais loupée, je suis impardonnable !
 « Pas le cuisinier sur Haut. Passe au fourà mico-ondes sur le montage de Milieu seulement.
Transpercer chaque œuf la membrane de s à fond avante le chauffage pour assurer la cuisine propre. Laisser se représente de 60 seconde avant d’ouvrir la couverture. Les œufs seront très chauds après avoir cuisiné et pouvoir splatter causer les brûlures our la blessure si le poacher d’œuf est ouvert avant de laisser se représente de 60 seconde… »
 
C’est encore plus abscons que le reste. Après une telle expérience, je suis revenue avec ravissement à la bonne vieille méthode. La cuisson des œufs dans l’eau frémissante est un vrai délice !...

                                   

par Mimi publié dans : Textes courts communauté : Au fil des mots
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Mardi 14 août 2007

  
           confiture2.jpg                Depuis dix ans, le fortunella margarita, autrement appelé kumquatier (« kin kü », orange d’or en cantonnais), n’en finissait plus de croître. Progressivement, l’arbuste s’était métamorphosé en arbre regorgeant d’une nuée de petits fruits oblongs à la très mince écorce
rouge orangé, leur chair juteuse et acidulée éclatant sous la pression des pépins. Il était temps d’en affronter la cueillette.

 
C'était l'occasion de sortir de la clinomanie qui m’avait rivée au lit d’une « désinspiration » chronique depuis plusieurs semaines. Secrètement, j’espérais que cette récolte me conduirait vers une moisson d’un tout autre type, celle des mots… 
 
Armée d’une casquette et d’un sécateur, je dépiautai les branches cespiteuses des heures durant. Près de vingt kilos s’entassèrent dans les cagettes, miraculeusement récupérées dans la remise emplie de poussière. Au terme de la journée, je fus tentée un instant de retrouver la plume de mon lit mais me ravisai bien vite pour enfourcher celle de mon stylo, plus communément appelé clavier à dactylographier. Il me fallait vous conter le songe qui m’avait animée un court instant lors de la cueillaison...
 
Dans l’allée d’un jardin superbement taillé, je me hâtais d’atteindre le vieux château afin de libérer mon Prince, enfermé dans la tourelle crénelée. Sur le chemin, je trouvai un trèfle à quatre feuilles. Une aubaine, songeai-je. Dynamisée par la découverte, j’accélérai le pas. Au détour d’un buisson d’airelles violine, j’aperçus un cheval. Était-ce celui de mon aimé ? L’équidé était bien curieux en vérité car il ressemblait à un mouton … pourvu de cinq pattes. Ses boucles de neige se reflétaient, dans les prunelles céladon d’une taupe, éblouie par le spectacle. Étrange également, la bestiole. D’un geste nerveux et infini, elle enroulait des boucles d’or, plantées sur le dessus de son crâne, tout en soutenant que la myopie, généralement attribuée à ses congénères n’était que légende et galéjade. Elle prononçait la syllabe « ade » lorsqu’une ardoise se détacha du toit pointu du donjon, entraînant une gargouille… L’animal mythique, enchifrené se mit à tousser bruyamment – sans doute pour éclaircir sa voix – avant de me porter un regard attendri de ses yeux globuleux et de murmurer des mots invisibles et inaudibles qui parlèrent à mon cœur. La magie décupla lorsque la taupe caressa ma joue. Mais le cheval-mouton hennit d’un bêlement plaintif. Intriguée par ses sanglots, je fis aussitôt demi-tour. Gréant mon chemisier de dentelle grenat qui faseyait à la vitesse d’un spi au galop, je fus transportée dans la nouvelle direction en un pouillème de seconde. J’aperçus alors un elfe famélique qui s’appliquait à retirer un à un les poils du pauvre animal comme s’il avait effeuillé une marguerite, ponctuant chacun de ses gestes de : « Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout… ». Je m’apprêtai à crier « Stop ! », quand son iris cerise croisa le mien vert d’eau écarlate. Les mots restèrent prisonniers, cousus à la lisière de mes lèvres. À cet instant, une bouche grignota mon oreille. Je crus que mon Prince me susurrait des mots d’amour. Mais mon petit chien – un bichon frisé aux allures de peluche moutonneuse - me fixait, l’air apeuré. Allongée au pied de l’arbre, je réalisai que j’étais tombée dans les pommes, ou plutôt dans les kumquats qui m’avaient entraînée dans ce rêve abscons…
 
Le soir même, mon vrai Prince, captivé par le nouveau jeu à la télé (« La starakosy »), ne prêta pas la moindre attention à mon récit. J’en fus quitte pour commencer à nettoyer, découper et épépiner des kilos de kumquats en vue d’en faire des confitures.
 
Sophistiquée, la morale de cette histoire tient en ces mots :
« Dans ma vie j’ai eu beaucoup de bonheurs, mais la plupart d’entre eux ne sont jamais arrivés » (*)
 
 
 
 
 
 
 
 
(*) Citation génétiquement empruntée et modifiée à Mark Twain dont la teneur initiale ne relève pas du sophisme :
« Dans ma vie j’ai eu beaucoup de problèmes, mais la plupart d’entre eux ne sont jamais arrivés… »

 

par Mimi publié dans : Textes courts communauté : Au fil des mots
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Samedi 11 août 2007

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Après une enquête de plusieurs décennies, l’énigme est enfin résolue… Simplissime !...
 
Le 16 avril 1921 fut un jour important pour l’humanité. La récursivité, dont la définition : « démarche qui consiste à faire référence à ce qui fait l'objet de la démarche, ex : décrire un processus dépendant de données en faisant appel à ce même processus sur d'autres données plus simples » … n’est pas si simple, trouva une représentation très … simple. En observant l’image, collée sur les boîtes des fameux triangles, tout un chacun peut aisément en comprendre le sens. La charmante bovine rougit de plaisir en se répétant à l’infini, sa coquetterie l’ayant poussée à garnir ses lobes galbés de boucles-boîtes qui reproduisent son image à l’infini. Ceci constitue la première raison de la satisfaction indéfectible de la star-vache.
 
Toutefois, il existe une seconde raison pour justifier cette hilarité. En déposant son label, Monsieur Bel garda jalousement le secret de fabrication de son fromage inimitable.  Le monde entier tenta de mauvaises copies. Des concurrents mal inspirés inventèrent même une « Vache sérieuse » qui ne fit pas long feu. Mais ne nous égarons pas. En réalité si cette éternelle demoiselle mythique rit, c’est tout simplement parce qu’elle est complètement … FONDUE … à l’image de l’auteur de ce texte qui vous écrit en grignotant une tartine de VQR saupoudrée de quatre noisettes (de chez Kosky)…
 
Et pour boucler la boucle récursive, vous savez, vous, pourquoi la walkyrie rit ?

 

vqr-copie-1.jpg 

                                                   
par Mimi publié dans : Fulgures communauté : Les mots dans tous leurs états
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Samedi 11 août 2007


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« Pourquoi vivre à deux si c'est pour vivre a moitié ? »[©]
 
Version au féminin
 
Ce matin, le réveil a sonné à 6h45. Comme d’habitude, il m’a bousculée. Je ne me suis pas réveillée. Il a insisté. Dommage, je faisais un beau rêve. Invariablement, il me demande si j’ai bien dormi. Je peux répondre n’importe quoi, il n’y prête pas la moindre attention. Aujourd’hui, j’ai inventé un aller-retour sur la Lune durant la nuit. Il n’a pas réagi. Comme s’il ne m’avait pas entendue.
 
Quelques instants plus tard, je le retrouve devant « notre » petit-déjeuner. Il boit son thé en écoutant les infos sur RTL, tartine trois craquottes, regarde dans le vide et ne me parle pas. Il ne me voit pas. Je suis sûre qu’il ignore si je bois un café, un jus de navets frais ou bien un Rhum Coca. Je pourrais mettre une robe de soirée ou la tenue de Lara Croft, il ne verrait aucune différence. Nos seuls liens : Pirouette, une petite bichonne frisée, assise sur le tabouret entre nous et … la plaquette de beurre qui passe d’un côté à l’autre de la table.
 
Hier, il a eu cinquante ans. Je n’avais pas envie de marquer l’évènement. De toutes façons, il n’a jamais aimé fêter quoique ce soit. D’ailleurs pour mon anniversaire, nous n’avons rien fait non plus. Cela dure depuis vingt-trois ans. Notre mariage qui avait commencé comme un conte de fées s’est rapidement transformé en banale union, faite d’habitudes, sans odeur ni saveur. Alors, je me résigne à vivre cette « solitude à deux »…
 
Il vient de partir au travail. Je dois finir de me préparer. Au programme de la matinée : course de caddys. Ensuite, il faudra nettoyer, ranger, repasser... J’allais presque oublié. Dans notre beau tableau, nous n’avons pas fait les choses à moitié. Tant qu’à être un couple en péril, il valait mieux ne pas avoir d’enfant. Mais on n’en parle pas (plus). Pour oublier, j’écris … mais jamais, il ne lit.
 
Pour dîner, je vais préparer un gratin de pâtes. Et la vie continuera à dérouler son fil imperturbable…
 
Version au masculin
 
Comme chaque jour, le réveil a sonné à 6h45. Je l’ai regardée. Elle est si belle dans son sommeil. Ma main a effleuré sa bouche. Elle a ouvert les yeux. Ils sont toujours aussi lumineux ! Je lui ai demandé : « Tu as bien dormi ? ». Elle devait être en forme car elle m’a parlé d’un rêve sur la Lune. Cela m’a amusé. Mais je ne lui ai rien dit.
 
Je buvais mon thé en écoutant les infos à la radio lorsqu’elle m’a rejoint dans la cuisine. Elle était si éblouissante dans sa robe vert anis que j’en ai oublié de lui proposer une craquotte. J’ai continué à l’observer discrètement. Elle sirotait son café en parlant à Pirouette. Elle m’a ignoré, me demandant seulement de lui passer le beurre.
 
Hier, elle m’a à peine souhaité mes cinquante ans. J’aurais aimé l’inviter au restaurant. Mais je me suis abstenu car pour son anniversaire, je lui avais réservé une surprise : un week-end dans un relais château. Je voulais tellement tenter de ranimer la passion du début. Il a fallu tout annuler. Elle était si fatiguée. Cela fait vingt-trois ans que nous sommes mariés. Ce qui avait démarré de façon magique s’est trop vite transformé en quotidien usant. Parfois, j’ai peur qu’elle s’en aille. Je la vois réfléchir et sans doute souffrir. Je ne sais plus quoi faire pour qu’elle se sente plus heureuse.
 
Je pars travailler. Sa journée aussi sera bien remplie. Elle va faire les courses, le ménage, le rangement, le repassage… Je sais que l’enfant que nous n’avons pas eu lui manque cruellement. Maintenant, il est trop tard et cela fait trop mal d’en parler. Heureusement, elle aime écrire des histoires. Sa passion lui donne de l’énergie. Mais je ne veux pas lire. J’ai peur de découvrir ce qu’elle pense et ressent vraiment...
 
Avec un peu de chance, elle cuisinera un gratin de pâtes pour ce soir. Et la vie continuera à dérouler son fil imperturbable…
 

[©] Extrait de la chanson « Ego trip » («  Starmania »)
par Mimi publié dans : Textes courts
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