Musique sans réelle originalité. Seules les paroles me transportent. Loin. Très loin… Trop loin ?
(http://www.youtube.com/watch?v=dxbuLUZO2pg&feature=related)
Dans le sablier, de minuscules graines de larmes coulent…
Les mots me bercent parfois sur leurs ailes irisées, l’ombre de quelques minutes. Ils ne sont pourtant que des ersatz dans une vie où manque une dimension essentielle. Je ne tourne pas vraiment rond, je sais. Sur les arêtes de mon losange aplati, sans ange ni mésange, je mouline parfois dans un vide empli de ratés mixés en ratatouille. Y a t’il quelque part un docteur pour réparer un cœur gorgé d’aridité ?
Dans le sablier, de minuscules grains de vie s’écoulent…
Je t’imagine. Là, à côté de moi… Tu sirotes un Gini. Avec la douceur duveteuse d’un papillon, ta main enrobe la mienne. Délicatement, tes lèvres goûtent le sucre de ma bouche, éphémèrement tatouée d’un parfum de vanille. Au hasard des ondulations de mes boucles s’insinuent tes caresses voluptueuses sur mon cou… Il y a si longtemps que mon corps en est privé. Imperceptiblement naît le désir. Lui aussi était relégué aux abonnés absents depuis… depuis ? Je ne m’en souviens plus tant les années ont défilé sans cette fabuleuse étincelle qui illumine l’intérieur. Lovée au creux de tes bras, je suis si bien. Dans un rai de lumière, tu me dis que je suis belle… Je soupire. Les émotions se bousculent. Je ferme les yeux… Mes pensées s’envolent vers toi.
Dans le sablier, de minuscules grains d’amour s’enroulent…