Mardi 27 novembre 2007

 

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Rodrigue avait du cœur et Chimène ne le haïssait point.
 
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes virtuels possibles. Nos deux tourtereilles (avec un « i » pour faire in) s’étaient rencontrés sur l’illustrissime site « mi-tic-tac-toe » et passaient un temps infini à converser, pardon à chater comme disaient les djeunes de l’époque. Puis un jour, ou plutôt une nuit, ils décidèrent de squizzer cet éden où poussaient des pommes acronymiques (mdr, lol, etc) pour franchir le sas menant au monde réel.
 
Au moment où les numéros en 06 tartempion commençaient à naviguer sur les fils ténus de la célèbre arachnette, les puces de leurs ordinateurs se mirent à gratouiller des disques durs surbookés et à engorger des flots de données erratiques. Telles des mutines, elles désintégrèrent le silicium des circuits, aspergeant ROM et RAM de rhum parfumé à la noix de coco. Le réseau se cassa net. Comme deux ronds de flan écrasés, Rodrigue (alias Raymond) et Chimène (alias Antoinette) se retrouvaient seuls au monde. Chacun devant son écran noir de tristitude. L’espoireté envolée. Le rideau tomba sur leur conte de fées « à Cid ».
 
Le lendemain, la une de tous les journaux de la planète expliqua ce fait fascinant. Après des années de féodalité, le silicium avait explosé sous l’impulsion d’un virus sans précédent, entraînant dans son sillage toutes les connections cyber-hyper-super-… enfin bref tous les faux liens entre les humains.
 
Nous étions alors en 2089…
par Mimi publié dans : L'informatic-tac communauté : Le Club des cinq à Marignan
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Samedi 24 novembre 2007
Ce que j’ai à dire sur l’informatique ? Cela ne tiendrait en 1515 ni même en 15 à la puissance 15 caractères.
 
D’abord il y eut le hardware. L’info-outil. L’homme sapiens (le bien nommé) avait créé un nouveau burin qui jonglait avec des clous en forme de 0 et de 1. La puissance de calcul de ces monstres dépassait celle de n’importe quel être humain.
 
Puis, il y eut le software. On habilla l’outil pour que l’homme lambda (et la femme également) puisse l’utiliser sans en comprendre les rouages internes. Sans permis, on pouvait conduire son PC comme une voiture ignorant les petits lutins (zéros et uns) qui s’activaient tels des pistons.
 
Le mariage du hard et du soft donna naissance au net. Leur union s’accompagna d’un cortège de virtualités bien réelles. Mirage aux alouettes. Boomerang heureux ou malheureux. On parle à un écran devenu plat. Mais qui se cache sous la fumée des mots ? Masqués de leurs pseudos, des êtres humains (faits de chair, de sang) tentent d’exister avec leurs sensibilités, leurs espérances, leurs douleurs… On en devient addict et là pas de remède. Il faut savoir déconnecter de la virtualité pour replonger dans la réalité afin d’apprendre à se reconstruire seul.
 
Voilà ma boucle est bouclée (pour ceux qui me connaissent depuis… longtemps) car mon premier cyber texte s’intitulait de la même manière. Le thème en était la fragilité. Vous voyez bien que l’info mène à tout…
 
PS : pas lol ni mdr. 

 

par Mimi publié dans : L'informatic-tac communauté : Le Club des cinq à Marignan
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